

Le 12 de Urui de l'An 1640 - 06:50 / 07:05 - Arrivée dans la Cité - D - F - T - Lieu : Minas Malloth - Basse-Ville - Session N°146 du 10/12/2025
Daëgon observe l'arrivée des archers et voit Tirash entrer en ville. Après que l'homme du sud ait confié les chevaux, Daëgon va descendre rejoindre Tirash. Daëgon en rejoignant Tirash lui demande :
- "Bon, alors, qu'est-ce qui se passe ?"
- "Hé ben, on a couru, un petit peu, et puis on vient d'arriver." explique Tirash.
- "Il en manque là, non ?" demande Daëgon.
- "Oui, effectivement ! C'est ce que j'allais te dire. Ce que j'aimerais bien savoir, c'est ce qui se passe au niveau du premier fortin puisque Fánaviryan est, courageusement, partie pour essayer de créer une offensive à revers ou quelque chose de cet ordre-là, mais les effectifs ne sont, pas tellement, en sa faveur. Donc j'espère que j'espère que ça va bien se passer." explique Tirash.
- "Oh merde !" réagit Daëgon.
- "Donc, à priori, elle se dirigeait vers le premier fortin avec l'idée, je pense, d'aller de fortin en fortin si possible." explique Tirash.
- "Ouais. Ouais... Enfin, elle ne va pas conquérir toute la vallée, je crois, avec trente archers !!" réagit Daëgon.
- "Mais après, tout dépend quand est-ce qu'ils vont descendre ici. Tu des nouvelles de Pellendur ?" demande Tirash.
- "Non, pas pour l'instant. Je connais un capitaine avec qui j'ai parlé et on va s'en occuper. Il faut qu'on aille voir Pellendur le plus vite possible." propose Daëgon.
- "Oui ! Oui ! Oui ! Et puis, il faut qu'on envoie les informations sur ce qui se passe ici." suggère Tirash.
- "Ouais ! Il va falloir faire un message de grive. Mais il faut qu'on voit Pellendur avant." suggère Daëgon.
- "Ouais !" confirme Tirash.
- "Si on peut." évoque Daëgon.
Les deux hommes recherchent un officier et se rendent compte que les soldats de la ville sont occupés à s'occuper des archers. Daëgon et Tirash sont, pour l'instant, ignorés et en profitent pour quitter les portes de la ville pour se diriger vers le château.
Daëgon et Tirash commencent à progresser dans la ville. Au fur et à mesure qu'ils avancent, les maisons deviennent plus imposantes, majestueuses pour finir par le château du baron du Tyrn Gorthad, imposant avec ses pierres blanches et sa hauteur démesurée.
La ville est composée de trois quartiers, le bas quartier où vivent les paysans, les ouvriers et soldats situé à proximité des portes de la ville. Le quartier marchand est situé par la suite avec ses places marchandes, les artisans, aubergistes et taverniers puis la ville haute est le lieu où vivent les familles les plus riches de la baronnie.
Daëgon et Tirash passent, sans problèmes, le bas quartier et le quartier marchand mais lorsqu'ils commencent à traverser le haut quartier et qu'ils arrivent devant le château, des fantassins bloquent l'accès et l'un d'entre, un sous-officier, eux crie :
- "Halte ! Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?"
- "Nous sommes la Compagnie de l'Aurore Ecarlate, nous souhaitons voir le seigneur Pellendur de toute urgence." répond Daëgon.
- "Nous avons des informations essentielles pour la suite des événements." ajoute Tirash.
- "Et nous venons de ramener soixante-dix archers de chez vous." ajoute Daëgon.
L'homme se tourne et demande à un fantassin :
- "Vient ici me remplacer !"
Le sous-officier quitte son poste, est remplacé par un fantassin puis se dirige vers le château au pas de course.
Pendant ce temps, Fron reste en place et va observer du mouvement sur toutes les collines. Autour du premier fortin, les mouvements sont aussi visibles et aussi présents que sur toutes les autres collines autour du Nan Malloth. Aucun élément ne semble signaler qu'un affrontement se déroule à cet endroit ou ailleurs.
Après quelques minutes d'attente, le sous-officier revient voir Daëgon et Tirash et ordonne à ses hommes :
- "Laissez-les passer !"
Puis il s'adresse à Daëgon et Tirash :
- "Suivez-moi !"
Le 12 de Urui de l'An 1640 - 06:30 / 06:50 - En marche forcée vers Minas Malloth - F - T - Lieu : Nan Malloth - Vallée - Session N°146 du 10/12/2025
Sur le chemin, Fron s'adresse à Tirash et lui propose :
- "On avance, pas forcément, à marche forcée mais, pas trop, lentement et on guette le moment où on va arriver à plus à découvert où là, on partira, vraiment, à marche forcée, si ça te va."
- "Vu la distance qui, quand même, n'est pas excessive, je serais parti à marche forcée directe en fait parce qu’un quart d'heure de marche forcée, je pense que c'est à la portée du premier soldat venu. Et puis, une fois qu'on sera à l'intérieur, on aura, un peu, de temps pour se reposer ou en tout cas, on aura des murailles pour nous protéger." suggère Tirash.
- "C'est, si jamais, on doit courir qu'on ne soit pas, déjà, fatigué au moment de courir en fait." évoque Fron.
- "Oui... Sauf que si on marche doucement, il faudra, peut-être, qu'on court plus vite. Alors, oui, je ne sais pas, peu importe, les deux me conviennent." confirme Tirash.
La consigne est donnée aux archers d'avancer, prudemment, tant qu'ils sont sur le chemin de la colline et de partir à marche forcée lorsqu'ils entrent dans le Nan Malloth là où ils vont devenir visibles des collines environnantes.
Les troupes s'engagent, alors, dans la vallée et commencent à marcher à un rythme plus soutenu. Lorsque tous les archers et les compagnons sont engagés dans le Nan Malloth, ils entendent au loin, le son d'un cor qui résonne dans la vallée. Le son provient de l'une des hauteurs vers l'est. Le son n'est pas inconnu puisqu'ils l'ont entendu à plusieurs reprises la veille.
En réfléchissant au plan dessiné par Pierlenn, le matin, Fron et Tirash estiment que le son du cor doit provenir, aux environs, du troisième fortin au nord-est.
Tirash demande à Fron :
- "Est-ce que ce n'est pas le moment de souffler dans le cor ?"
- "En même temps, si on souffle dans le cor, il ne faudrait pas qu'on se prenne une volée de flèches en arrivant dans la ville." suggère Fron.
- "On n'a pas l'apparence des hommes des collines mais tu n'as pas tort..." réagit Tirash.
Tirash demande à Fron, par la suite, :
- "Il ne faut pas que l'on ralentisse !! Peut-être, faudrait-il que l'on accélère ? Et cette idée de souffler du cor, histoire de mettre le doute aux autres, ça ne va pas changer grand-chose à l'affaire. Du coup, on accélère le pas, Fron ?"
- "Ouais !" confirme Fron.
- "On ne court pas comme des dératés non plus ! L'idée n'est pas de perdre toute notre énergie." avertit Tirash.
Puis, quelques instants plus tard, plusieurs sons de cor se font entendre à plusieurs endroits puis un puissant son résonne à l'unisson dans, pratiquement, toutes les hauteurs du Nan Malloth. Le son résonne dans toute la vallée.
Le son est terrifiant et va faire paniquer les archers qui commencent à courir aussi vite qu'ils le peuvent en direction de Minas Malloth en ordre dispersé. Fron et Tirash arrivent à garder leur calme, à maitriser leur peur. Tirash crie :
- "On reste ensemble ! Tous soudés !! Pour Minas Malloth !!!"
Fron marque une pause pour laisser passer l'ensemble des archers. Le Hobbit surveille l'ensemble des fortins, les accès à la vallée, la route principale et, avec une attention particulière, le premier fortin où est censé être Fánaviryan et ses hommes. Fron constate que des sons de cor semblent provenir de ce fortin mais, aussi, des autres. Les cors poursuivent leur son dans le Nan Malloth de façon continue. Parfois, l'un des cors peut s'arrêter de sonner pendant quelques instants mais se poursuit ailleurs.
Fron observe, pratiquement, des hommes sur toutes les crètes des collines.
Tirash va aller voir Pierlenn qui est, à proximité et lui dit :
- "Pierlenn !"
- "Ouais ?" répond Pierlenn.
- "Est-ce que tu pourrais demander à tes hommes de se maitriser et de ne pas paniquer ?" demande Tirash.
- "Ouais, tu as raison Tirash." confirme Pierlenn.
Pierlenn va se maitriser, se concentrer et d'une voix haute et claire, crier :
- "Aux archers de Minas Malloth ! On se regroupe ! Il faut maintenir notre unité !"
Les archers réagissent, se tournent vers Pierlenn et l'écoutent. Les hommes poursuivent leur progression vers Minas Malloth mais de façon moins désordonnée et plus groupée.
Fron et Tirash poursuivent leur route à marche forcée vers Minas Malloth.
Tirash remarque, alors, du mouvement à l'entrée de la ville. Il constate que les hommes qui en sortent ne sont pas torse nu. Rassuré, il continue l'allure.
De son côté, Fron qui observe les collines, les fortins, va apercevoir du mouvement du côté de la route qui mène au Nan Malloth, la route qu'ils avaient empruntée pour entrer dans la vallée. En regardant attentivement, Fron pense qu'il s'agit d'hommes des collines qui se déplacent à pied.
La progression dans le Nan Malloth est longue, chaque minute qui passe est une épreuve. Le son des cors qui résonne dans la vallée est oppressant et donne l'impression que les hommes des collines sont autour d'eux.
La menace des hommes des collines est surtout psychologique plus que physique et qui pèse sur les archers qui tentent de rejoindre Minas Malloth. Des fantassins vont venir à la rencontre des archers, de Tirash et Fron et les aider à rejoindre Minas Malloth. À plusieurs reprises, des hommes se serrent dans les bras, sans doute, des personnes d'une même famille qui se retrouvent. Tirash assiste, ainsi, à plusieurs scènes de retrouvailles qui sont de courtes durées, l'objectif étant de regagner, au plus vite, la ville.
Fron est resté en contrebas de la cité pour observer ce qui se passe du côté du premier fortin là où Fánaviryan est censée être avec ses trente archers.
Lorsque Tirash entre en ville, un officier vient le voir et lui propose qu'on s'occupe des chevaux pour les mettre à l'écurie et les soigner. Tirash accepte et confie Baragouin et Zëbúth aux soldats de Minas Malloth puis Tirash est livré à lui-même. Les fantassins sont trop occupés à prendre en charge les archers, les familles et les habitants de la ville venus observer ce qui se passe aux portes de la ville.
Le 12 de Urui de l'An 1640 - 06:00 / 06:30 - Un choix tactique - F - F - T - Lieu : Nan Malloth - Collines - Session N°146 du 10/12/2025
En arrivant à hauteur des archers, l'un d'entre eux se rapproche de la troupe et leur dit :
- "Daëgon s'est dirigé dans la vallée."
Fánaviryan se tourne vers Tirash et Fron et leur annonce :
- "Je prends mes trente hommes et aller voir au fortin ce qui semblait louche à première vue pour Daëgon et les personnes qui ont observé à savoir qu'il n'y avait pas de signes d'activité alors qu'il devrait y avoir, déjà, les couleurs étendues, le feu mis en route. Les hommes des collines n'ayant pas été aperçus jusqu'ici, ils sont, probablement, passés par là. Donc, je propose à mon équipe d'aller faire le constat."
- "La question est : "est-ce qu'on veut aller à Minas Malloth ?" demande Tirash.
- "Ah non ! On ne peut pas ! Daëgon est parti mais nous, on va être tous visibles de loin, on n'aura jamais le temps d'y accéder sans se faire tuer..." réagit Fánaviryan.
Tirash se tourne vers les archers et demande à Pierlenn :
- "Il faut combien de temps pour rejoindre Minas Malloth d'ici ?"
- "Je pense que tous les gars sont, déjà, tous dans la vallée." répond Fánaviryan.
- "En tout cas, des archers, il faut que ça soit derrière des murailles soit à Minas Malloth ou dans un fortin mais il ne faut pas que l'on reste là parce que là, on va se faire exploser !" alerte Tirash.
- "Hum ! On est exposés !" confirme Fánaviryan.
- "Oui mais on va se faire exploser !! D'où ma question, Pierlenn, combien de temps pour aller à la ville ?" demande Tirash.
- "À quelle allure ?" demande Pierlenn.
- "À pied en marchant normalement." suggère Tirash.
- "Nous sommes à, un peu plus, de deux kilomètres des portes de la ville. Il nous faut, environ, une demi-heure." répond Pierlenn.
- "Et il va leur falloir un quart d'heure pour retrouver, tu vois, leur route jusqu'au Nan Malloth. Enfin bon, moi, je me propose d'aller, tout de suite, avec mes gars, en tout cas, au fortin. Je n'irai pas sur cette route-là. Il est fort probable que les Fortins et ces messieurs aient déjà pris position avant le lever du soleil. Ils l'ont joué roublarde, on ne les a pas vu et ils ne vont pas arriver comme ça pour se faire démonter. Ils ont fait quelque chose visiblement." annonce Fánaviryan.
- "Ils sont, peut-être, juste en train de se rassembler là sur la crête pour attaquer de tous les côtés à la fois et, du coup, nous, si on ne va pas, rapidement, à l'intérieur de la ville, on ne pourra jamais y aller. C'est ce que je me dis, ça peut être ça aussi. Il y a des hommes qui ont été aperçus sur les crêtes." évoque Tirash.
- "Je pense qu'en tout cas, que tenir un fortin, c'est plus proche comme objectif. Pour ça que je préférerais prendre un tiers de nos forces et de toute façon, on a les chevaux à déposer quelque part. Il n'y a qu'au fortin où on peut les déposer." suggère Fánaviryan.
- "Les chevaux, ils peuvent entrer dans la ville, ça, ce n’est pas un problème." indique Tirash.
- "Ouais, si vous voulez essayer. Mais je pense que du fortin, si on est déjà sur le fortin, on peut prévenir la ville en faisant des signaux qu'il se passe quelque chose de bizarre aussi éventuellement." évoque Fánaviryan.
- "Mais, à la fois, si on est au fortin, on ne va pas servir à grand-chose surtout que le fortin, il a, déjà, été pris une fois, à priori. En tout cas, il y a un truc qui ne va pas." évoque Tirash.
- "Donc, il faut le reprendre pour pouvoir les prendre de revers et donner un avantage à la ville." suggère Fánaviryan.
- "Ça peut, aussi, être une idée effectivement d'aller reprendre chaque fortin un par un sauf qu'on est des archers. Ce ne sont pas les personnes idéales pour reprendre un fortin. Je ne sais pas…" évoque Tirash.
- "On est sûr que les fortins ont été pris ou ils n'ont pas, juste, été désertés ?" questionne Fron.
- "Peut-être qu'ils se sont tous repliés dans la ville aussi. Hé bien ma foi, je ne sais pas… Qu'en pensez-vous ?" demande Tirash aux autres archers.
Pierlenn s'approche et dit :
- "Là, à l'heure actuelle, pour les hommes, disons que là, la priorité semble être de vouloir rejoindre Minas Malloth."
- "C'est leur priorité, mais est-ce que c'est ce qu'il faut qu'on fasse et est-ce qu'on peut traverser la vallée sans se faire tomber dessus quoi ?" demande Tirash.
- "Là, d'après ce que m'ont dit les hommes qui ont observé, il semblerait que, pour l'instant, les hommes des collines ne semblent pas être dans la vallée. Or des fortins, il est pratiquement impossible de pouvoir attaquer comme ça dans la vallée." évoque Pierlenn.
- "Non, mais c'est important de pouvoir tenir les crêtes pour ceinturer un ennemi qui se serait infiltré." annonce Fánaviryan.
- "Disons que s'il y a, réellement, autant d'hommes qu'a pu nous dire Laëngus qui approchent dans les fortins, on ne va pas tenir longtemps." évoque Pierlenn.
- "J'avoue que je serais plus favorable à tenter de rejoindre la ville, effectivement ! En marche forcée, en un quart d'heure, on y est. On peut même envoyer des hommes à cheval à l'avant pour que les portes soient ouvertes, pour qu'ils sachent qui est-ce qui arrive et qu'on ne soit pas obligé d'attendre au pied de la muraille. Et peut-être que Daëgon va arriver avant nous ou pas. Il y a des chances qu'il arrive avant nous quand même." évoque Tirash.
- "Bah, là, on est en train de tourner en rond. Moi, je vous dis, je prends mon unité de trente hommes. Si vous voulez poursuivre, vous poursuivez et on va, quand même, aller inspecter, un peu plus, au niveau de ce fortin et s’il n’y a vraiment rien, on ira au suivant pour prévenir. De toute façon, Fron a la possibilité d'utiliser le cor, non ? On se met d'accord là-dessus ?" demande Fánaviryan.
- "Mais le cor, c'est le cor des hommes des collines ?" questionne Pierlenn.
- "Oui, c'est pour faire déclencher, faussement, leur attaque ou alors s'il déclenche l'attaque, faire une espèce d'appel à l'arrêt, un contre-ordre." suggère Fánaviryan.
- "Ça peut être intéressant, à un moment, d'utiliser le cor, mais on ne sait pas, du tout, comment ils vont y réagir malheureusement." analyse Tirash.
- "C'est ça ! Mais du moment qu'on foute le bordel, ce sera l'essentiel." suggère Fánaviryan.
- "Oui, tout à fait ! Tout à fait ! Après, effectivement, si le cor sonne à l'intérieur de la ville, ça n'a pas grand intérêt." évoque Tirash.
- "Non, c'est sûr !" confirme Fánaviryan.
- "Si ça sonne à l'extérieur, ça peut, effectivement, perturber éventuellement." évoque Tirash.
- "Sinon que les hommes des collines, s'ils ne sont pas loin, ils vont savoir que la ville est au courant qu'ils arrivent." indique Fron.
- "Ça pourrait nous permettre, justement, d'avoir cette possibilité-là. Alors, il faut que dans vos unités, il y a un mec qui soit assez bon au cor. Il faut en trouver un." suggère Fánaviryan.
- "Mais dites-moi dame Fánaviryan, si vous rencontrez des hommes des collines face à des archers, vous risquez de vous faire massacrer ?" évoque Pierlenn.
- "Là, on a l'avantage du terrain, pas dans la vallée." répond Fánaviryan.
- "L'avantage du terrain ? Je ne suis pas persuadé… À priori, ils ont l'air d'être plutôt à l'aise sur ce genre de de milieu, même s'ils ne connaissent pas les lieux à la perfection." évoque Tirash.
- "Et c'est pour ça que je pense qu'ils sont déjà passés. On n'a pas pu arriver avant eux, vous le savez bien." indique Fánaviryan.
- "Tout dépend de la pause, éventuelle, qu'ils auraient pu faire. Ça, effectivement, on n'est pas sûr à 100 %. Quoi qu'il en soit, j'opterai pour le fait d'aller en ville. Maintenant, s'il y a une troupe suffisamment nombreuse pour aller faire ce que tu proposes, Fánaviryan, bah, ouais, pourquoi pas..." suggère Tirash.
- "Pierlenn, vous prenez les soixante-dix hommes et moi, je prends, juste, mon unité pour aller au fortin." propose Fánaviryan.
- "Moi, je pense que c'est un risque mais on peut faire ça. Fron, qu'en penses-tu ?" évoque Tirash.
- "En plus, les hommes ne seront, peut-être, pas trop motivés à aller au fortin." évoque Fron.
- "Quoi qu'il en soit, il faut agir." lance Tirash.
- "Donc je prends, tout de suite, mes hommes et je fonce au fortin." annonce Fánaviryan.
- "Hé bien allons-y alors..." confirme Tirash.
- "Non, non, vous allez où vous voulez ! Mais, moi, je vais au fortin avec mes trente archers." lance Fánaviryan.
- "L'avis collectif est de se diriger vers la ville à marche forcée ?" questionne Tirash.
- "Oui. Oui." confirme Pierlenn.
Fánaviryan appelle les trente archers pour rejoindre le fortin. Elle constate que les hommes ne semblent pas rassurer de cette décision et de partir dans l'autre sens que les autres hommes. Les premières consignes ne sont pas bien comprises par les hommes qui suivent Fánaviryan avec beaucoup de réticences. L'Elfe ne semble pas prendre en compte l'attitude des hommes et se contente d'avancer vers son objectif.
Ils grimpent la colline sur un chemin qui a été entretenu pour rejoindre le fortin. Pendant ce temps, les autres archers accompagnés de Fron et Tirash descendent la colline pour rejoindre le Nan Malloth.
Le 12 de Urui de l'An 1640 - 04:30 / 06:00 - La dernière marche - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Collines - Session N°145 du 26/11/2025
Les archers accompagnés de Fánaviryan, Fron et Tirash progressent tant bien que mal avec les chevaux dans des terrains accidentés. Il faut, parfois, contourner certains obstacles pour progresser. Laëngus et Tirash ouvrent la marche et Fánaviryan la ferme. Laëngus guide la troupe pendant que Tirash observe les alentours.
Après plus d'une heure trente de marche, Laëngus et Tirash vont voir un archer venir à leur rencontre. Il fait partie des six archers qui ont accompagné Daëgon dans la mission de reconnaissance. Il indique aussitôt :
- "On a été repéré le fortin."
Fánaviryan vient rejoindre ses compagnons. L'archer indique alors :
- "On n'a pas envisagé d'aller vers le fortin et il a été préférable de contourner le fortin et de se diriger vers la route de Minas Malloth. Daëgon m'a demandé de venir vous prévenir pour qu'on puisse dire à tous les archers de changer de direction. Si vous continuez le chemin, vous allez vous diriger, directement, vers le fortin, alors que Daëgon suggère de pouvoir, plutôt d'aller en direction de la route."
- "D'accord ! Et au niveau du fortin, qu'est-ce que vous avez vu ou pas vu ?" demande Fánaviryan.
- "Disons ce que l'on n'a pas vu, c'est ce que l'on est censé voir d'habitude à savoir la présence, d'au moins, de quelques hommes, une bannière qui indique, toujours, quelle est la compagnie qui dirige le fortin. Daëgon a été alerté par l'un des pans de la palissade du fortin qui lui a semblé avoir été retirée. Tout était très calme voire un peu trop calme. J'ai pour consigne de vous alerter et de vous dire que l'idée est d'aller, plutôt, vers la route." indique l'archer.
- "Très bien !" confirme Tirash.
- "C'est pour bientôt la bifurcation ?" demande Fánaviryan.
- "Dans cinq minutes." répond l'archer.
- "D'accord, dans ce cas, on avance !" lance Fánaviryan.
Dix minutes plus tard, un autre archer arrive à hauteur de la troupe et annonce :
- "On a été voir ce qu'il est dans le Nan Malloth qui est calme. Daëgon nous a demandé de rester surveiller les alentours et quant à Daëgon, il est parti seul rejoindre Minas Malloth."
- "Donc si on va là-bas, la seule issue, c'est de prendre la route pour aller à la ville." évoque Fánaviryan.
- "C'est ce qu'il nous a semblé le mieux au regard des éléments que l'on a pu analyser au niveau du fortin et de la situation autour de Minas Malloth." évoque l'archer.
- "Et donc vous n'avez vu aucun homme des collines ?" demande Tirash.
- "On a vu sur les hauteurs autour du Nan Malloth, plusieurs silhouettes. Il était difficile à évaluer si ce sont nos hommes ou des hommes des collines." répond l'archer.
- "D'accord ! Et vous avez eu une vision de la ville à un moment ?" demande Tirash.
- "Oui." répond l'archer.
- "Tout avait l'air normal ?" demande Tirash.
- "Oui, tout avait l'air normal. On n'avait pas quoi que ce soit qui semblait dire que la ville avait été envahie. En tout cas, on n'a rien observé d'inquiétant dans le Nan Malloth." répond l'archer.
- "Il nous reste quinze minutes pour retrouver les autres archers ?" demande Fánaviryan.
- "Oui, il reste dix minutes pour arriver là où sont mes camarades actuellement." indique l'archer.
- "Pour entrer en ville à partir de l'entrée de la vallée, il y a combien de temps de marche ?" demande Tirash.
- "En marchant normalement, il faut une trentaine de minutes." répond l'archer.
- "Est-ce que l'on aurait des gars disponibles pour aller voir au niveau du deuxième fortin si c'est comme le premier ? Aussi calme, sans fanion, avec, peut-être, des morceaux de palissade qui manquent ? Ou des échelles ?" demande Fánaviryan.
Le 12 de Urui de l'An 1640 - 04:05 / 04:30 - Préparatifs de départ - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Collines - Session N°145 du 26/11/2025
Avant de partir du campement, Pierlenn indique aux compagnons :
- "Globalement, les hommes se sont reposés. L'objectif des hommes est de pouvoir rejoindre, au plus tôt, Minas Malloth pour défendre la ville."
- "Oui ! Défendre sur des remparts, c'est bien !!" réagit Daëgon.
- "Il s'agit de leur souhait premier." indique Pierlenn.
- "Et si c'est une des tours, il y a combien d'hommes dans chaque tour ? Il y a huit tours. Les tours, elles ne sont pas dans la ville, elles ne sont pas sur les remparts ? Elles sont à l'extérieur des remparts." demande Fánaviryan.
- "Tu pourrais nous décrire Minas Malloth ? Tu pourrais nous faire un plan par terre sur le sol afin que l'on puisse avoir une petite idée d'où on met les pieds ?" demande Tirash.
- "Oui, bien sûr." répond Pierlenn.
L'archer prend un bâton, cherche un coin de terre. Il enlève, rapidement, les cailloux puis vient y dessiner la crête des collines autour de Minas Malloth puis le chemin principal qui mène à la ville, la ville en elle-même, la rivière et les huit fortins situés autour de la ville.
Pierlenn précise :
- "La particularité de la ville est qu'elle est située sur un promontoire rocheux avec le château au bout du promontoire. En contrebas, une rivière traverse la vallée. Quatre fortins sont situés sur les versants ouest des collines autour de Minas Malloth et quatre sur les versants est des collines."
- "Il y a combien de gars dans chaque tour ?" demande Fánaviryan.
- "Ils sont entre trente et quarante dans chaque fortin." répond Pierlenn.
- "Ah ! D'accord…" réagit Daëgon.
- "Et chaque fortin peuvent accueillir combien de personnes. Si on y va à deux cents ? ça passe ou il faut qu'on se répartisse dans plusieurs fortins ?" demande Tirash.
- "On pourrait y tenir mais il faut bien voir que ce sont des structures en bois qui sont là pour surveiller les hauteurs autour de Minas Malloth. En tant que tel, ce ne sont pas des structures de défense très puissantes." indique Pierlenn.
- "Oui, ce sont des tours de surveillance." indique Daëgon.
- "Oui !" confirme Pierlenn.
- "Et, à pilori, les Hommes des Collines s'ils doivent donner l'assaut, ils le feront, plutôt, par quelle entrée ? Disons que s'ils sont sur la route principale, les archers, dans les fortins, ne peuvent pas les toucher ?" demande Tirash.
- "Selon moi, les troupes de Cormac le Rouge vont arriver par le nord. Et si les troupes d'Andrath arrivent, également, ils viennent par le sud." évoque Pierlenn.
- "On n'en sait rien en fait..." réagit Daëgon.
- "Ils ont, peut-être, prévu le coup, justement mais, nous, si on arrive par le nord-ouest, on pourrait rejoindre les deux premiers fortins." indique Fánaviryan.
- "Il vaudrait mieux rejoindre, directement, Minas Malloth." suggère Daëgon.
- "Il y des chemins qui permettent de circuler entre les différents fortins. Et, il y a, également, des petits chemins qui permettent de rejoindre Minas Malloth depuis les fortins." évoque Pierlenn.
- "S'ils en prennent un, après, c'est chaud quoi !!" réagit Fánaviryan.
- "Oui surtout que ces fortins peuvent, facilement, être pris d'assaut." évoque Pierlenn.
- "Il faut qu'on aille à Minas Malloth de toute façon. On verra bien sur place." évoque Daëgon.
- "Le lieu le plus aisé à défendre est Minas Malloth." évoque Pierlenn.
- "Donc, à priori, il faudrait mieux qu'on se dépêche de passer par l'entrée de la vallée et puis d'essayer de rejoindre la ville parce que les fortins, ça risque d'être un peu chaud..." analyse Tirash.
- "C'est clair !" confirme Daëgon.
- "Ou alors, on arrive après que les troupes de Cormac sont entrées dans la vallée et qu'on ne peut pas entrer." évoque Tirash.
- "Pour les prendre en étau." ajoute Fánaviryan.
- "On pourrait essayer, à partir des fortins, de les prendre à revers mais des fortins, on ne peut pas envoyer des flèches sur la route ? C'est à portée de flèches ?" demande Tirash.
- "Non ! Les collines sont imposantes, le dénivelé important. Il y a deux possibilités pour rejoindre Minas Malloth. Soit on va dans l'un des fortins et on peut prendre le chemin qui descend la colline. Pour le coup, il faudra laisser les chevaux dans les écuries des fortins. Il n'est pas envisageable de faire descendre les chevaux par là. Il s'agit d'un système de marches creusées dans la colline qui permettent de descendre dans la vallée, le Nan Malloth, ou sinon, il faut contourner pour rejoindre la route et là, aucun souci pour y aller avec les chevaux. Ces chemins n'amènent pas, directement, à Minas Malloth mais mènent au Nan Malloth. Ces chemins permettent de descendre les collines. Chaque chemin a été construit différemment, en fonction, de la colline, des conditions de construction, des roches présentes, de la végétation. Certains chemins amènent au Nan Malloth de façon discrète, il faut, parfois bien observer la colline pour repérer le chemin. D'autres sont plus visibles. Quand tu es dans les fortins, tu vois ceux qui sont en train de monter vers celui-ci. Donc tu es facilement repérable lorsque tu grimpes sur les chemins." indique Pierlenn.
- "Il faudrait que l'on avance pour savoir où sont les armées pour savoir là où on passe, peut-être, non ?" suggère Daëgon.
- "Voilà !" confirme Fánaviryan.
- "Si on souhaite rejoindre directement Minas Malloth, sans rejoindre les fortins, il faudra bifurquer par un chemin qui fera qu'on n'aura pas une vision sur les fortins." évoque Pierlenn.
- "Donc on ne va pas la prendre. On ne pourra pas la prendre plus tard ?" indique Fánaviryan.
- "Est-ce que là, il ne faut pas qu'on se dise comme le disait Daëgon qu'on démarre et puis il y a des éclaireurs qui partent et qui vont essayer de voir comment sont réparties les armées ennemies et ensuite, on prendra notre décision parce que, là, on a une idée de comment s'est foutu mais on ne sait pas de comment ça va être." suggère Tirash.
- "C'est surtout pour les autres." indique Daëgon.
- "On va voir parce que c'est rocailleux." précise Fánaviryan.
- "Deux ou trois éclaireurs peuvent, à pied, prendre un petit quart d'heure d'avance en avançant un peu plus rapidement." suggère Tirash.
- "Bien sûr ! C'est, tout à fait, envisageable. Je vais me renseigner auprès des hommes." confirme Pierlenn.
Quelques minutes plus tard, Pierlenn revient et indique :
- "J'ai six hommes qui connaissent bien le coin et peuvent faire partie de ce groupe d'éclaireurs."
- "Je suis prêt à y participer si besoin." annonce Aban.
- "Ouais ! Moi aussi !" annonce Daëgon.
- "Est-ce que l'on se dit ça ? On se met en marche. Le petit groupe part en éclaireur et puis, vient nous informer." propose Tirash.
- "Oui mais ça veut dire que ça va être de la fatigue…" avertit Fánaviryan.
- "Pour les six, oui, ça va être de la fatigue mais je pense que l'information, ça va être la clef de la stratégie." analyse Tirash.
- "Et puis il faut qu'on aille délivrer notre message à Minas Malloth ! Je ne sais pas s'ils sont au courant que ça arrive sur eux…" évoque Daëgon.
- "Sachant qu'on a, peut-être, des renforts qui vont arriver d'un endroit ou d’une autre grâce à notre grivette." évoque Tirash.
- "Tout à fait ! Mais il faut, quand même, les avertir." confirme Daëgon.
- "Je pense que Minas Malloth est averti de l'arrivée des Hommes des Collines et qu'ils vont être attaqués à ce stade-là. Les fortins ont dû faire leur boulot quand même." indique Tirash.
- "Je ne sais pas, on verra..." indique Daëgon.
- "On n'en sais rien..." confirme Tirash.
- "On verra." confirme Fánaviryan.
- "C'était le message de la grive d'aller les avertir et de se renseigner sur le nombre." indique Daëgon.
- "Bon, ben, moi, je pousse les gars !" avertit Fánaviryan.
- "Je pars avec une dizaine d'hommes." suggère Daëgon.
- "Peut-être pas autant !" intervient Fron.
- "Je dirais six." suggère Fánaviryan.
- "Il vaut mieux envoyer dix personnes avec un qui s'en sorte s'ils tombent sur une troupe plutôt que d'envoyer deux pelos et que si les deux sont tués, on est aveugle." avertit Tirash.
- "Mais c'est pour ça que les six plus Aban, c'est très bien." suggère Fánaviryan.
- "Et, éventuellement, Daëgon." suggère Tirash.
- "Oui, oui ! Moi, j'y vais !" confirme Daëgon.
- "Ça fait huit." indique Fánaviryan.
- "Ça me semble un bon compromis, oui ! On garde Laëngus avec nous, comme il connait les lieux." confirme Tirash.
- "Oui, voilà ! Et puis, on essaye de se séparer en plusieurs groupes pour aller voir dans toute la zone des deux premiers fortins où on va arriver." confirme Daëgon.
- "Pierlenn, il mène la troupe des militaires." indique Fánaviryan.
- "Oui, oui ! C'est bien ça." confirme Tirash.
- "On y va avec plusieurs groupes d'éclaireurs et on vise les deux premiers fortins." précise Daëgon.
- "Et est-ce qu'il y a un endroit, Laëngus, facile à reconnaitre pour se donner rendez-vous ? Histoire que l'on puisse se retrouver facilement pour communiquer. Si vous avez des informations et que vous ne pouvez pas les communiquer, c'est un peu con..." demande Tirash.
- "Au niveau du premier fortin ?" suggère Daëgon.
- "Sauf s'il est occupé, ce n'est pas l'idéal. Je pensais, un peu, avant" évoque Tirash.
- "Nous, on y va et vous, vous allez dans cette direction." suggère Daëgon.
- "Oui, c'est bien ça ! On se dirige vers le premier fortin et du coup, vous savez qu'on est entre l'endroit où on est actuellement et la tour." évoque Tirash.
- "Oui, c'est ça !" confirme Daëgon.
Avant leur départ, Tirash transmet à Daëgon la cape elfique puis va prendre la tête de la marche en compagnie de Laëngus.
Aban, Daëgon et six archers vont partir, en premier, à marche forcée pour prendre de l'avance sur le reste de la troupe qui reprennent leur progression sur un chemin beaucoup plus rocailleux que la veille. Il est, toujours, difficile d'être à cheval.
Fánaviryan tente d'ordonner, un peu plus, la progression de ses hommes à l'arrière, soit par trois ou par deux lorsque le chemin le permet. Fánaviryan clôt la marche avec Zëbúth.
Fron, de son côté, veille à ce que les hommes puissent être vigilants surtout à leur environnement surtout sur les côtés. Parfois, cette consigne va être difficile à maintenir avec une visibilité très réduite lorsque les compagnons sont des zones rocailleuses.
Le 11 de Urui de l'An 1640 - 19:15 / 22:30 - Voyage hors des sentiers - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Collines - Session N°144 du 05/11/2025
Les compagnons et les archers quittent le vallon des mille arbres avec regret et, rapidement, vont devoir progresser hors de tout sentier. Ils doivent progresser au travers des collines herbeuses qui, progressivement, sont plus accidentées, des cailloux, des roches sont, de plus en plus, présentes. Certaines d'entre elles sont recouvertes par des herbes. Il est fréquent que des hommes chutent, ralentissent l'allure.
Les hommes se plaignent, parfois, des conditions de marche. Fánaviryan met moins de pression sur ses hommes et les laissent marcher sans devoir remettre en place un rythme de marche. La troupe doit, parfois, escalader des roches, rendant la progression des chevaux plus difficile.
Les compagnons progressent sans aucune difficulté dans ces terrains accidentés. Ils montrent, ainsi, l'exemple à suivre et apportent une dynamique positive dans la marche. Les occasions de chevaucher sont très rares. Aussi, les chevaux servent, surtout, à porter le matériel afin que les compagnons soient le moins encombrés.
À partir de dix-huit heures trente, la luminosité commence à baisser. Aucun son de cor n'a été entendu à proximité. Certains sons sont entendus mais de façon très éloignée, surtout au sud-est de leur position. Parfois, certains sons de cor se font entendre à l'ouest.
Fánaviryan demande à Laëngus :
- "Où est-ce qu'on pourrait établir camp sans que ce soit trop à la dure ?"
- "Ouais. Il faudrait que l'on continue pendant quelques minutes pour trouver un endroit abrité." suggère Laëngus.
Après un quart d'heure de marche supplémentaire, Laëngus propose un endroit rocailleux, relativement, abrité du vent. Lors de cette halte pour la nuit, les hommes finissent leurs dernières provisions.
Après avoir installé son campement, Daëgon est attiré par un oiseau qui virevolte non loin. Il vient vers l'oiseau et l'accueille gentiment. Aussitôt, Daëgon va récupérer le message et le lire à ses compagnons :
- "Message reçu et transmis. Continuez dans la direction indiquée. Transmettre les informations dès votre arrivée avec des éléments précis sur le nombre."
Daëgon constate que l'écriture est la même entre le premier et le second message.
Daëgon suggère à ses compagnons :
- "Il faut qu'on continue jusqu'à Minas Malloth mais le nombre… On a un petit aperçu mais pas encore total."
- "Ouais ! On fera l'addition demain avec les cors de l'Ouest. On n'a pas pu estimer." évoque Fánaviryan.
Le campement n'offre pas de point d'eau à proximité.
Laëngus vient voir les compagnons et leur dit :
- "Il y a peu de chances que d'ici Minas Malloth, on arrive à trouver des points d'eau."
- "Oui, mais, on est à deux heures de Minas Malloth et vos hommes ont remplis leur gourde." évoque Fánaviryan.
- "Oui, dans la petite vallée. On avait fait des réserves quand même. On n'est pas cons." évoque Daëgon.
- "Ah oui, pour le coup, les hommes, en effet, ne se sont pas gênés pour boire et ont rempli leurs gourdes." confirme Laëngus.
Pierlenn vient voir les compagnons, quelques temps, après pour indiquer :
- "Les tours de garde ont été organisés. Donc si vous souhaitez vous reposer, sachez que tout est organisé pour que nos hommes surveillent le campement."
- "Ah, très bien !" confirme Daëgon.
- "Hé bien, on va en profiter parce qu'effectivement, on ne s'est pas reposé pendant que certains se reposaient. Donc, il est normal que les capots désignés qui n'avaient pas dormi là, ce coup-ci, transmettent les gardes à leurs compagnons. Ils se reposent, aussi, pleinement, les capots et les sous-capots." évoque Fánaviryan.
De leur campement, les compagnons semblent voir des lumières mais étant dans un lieu abrité, ils ne peuvent pas les apercevoir. En montant en haut de la colline, avec une belle nuit étoilée et l'absence de lune, ils peuvent, aisément, voir les campements éclairés.
Vers le sud, ils aperçoivent les lumières de Minas Malloth. Une trentaine de feux de camp sont visibles dans les collines au nord de Minas Malloth. Une zone, située au sud-est de leur position, concentre plusieurs feux de camp.
Vers l'est, les compagnons aperçoivent des lumières. Daëgon estime que les lumières ne doivent plus être très loin de Minas Malloth mais à une plus longue distance de leur position. Ils sont, sans doute, à plusieurs heures de marche. Daëgon indique :
- "Ils ne vont pas nous tomber dessus pendant la nuit."
D'autres lumières sont disséminées dans la nature mais aucune proche de la troupe des archers.
À l'ouest, ils aperçoivent des lumières qui doivent être situées à une heure de marche. Ces lumières sont disposées à des intervalles réguliers. Ils estiment qu'il s'agit des braséros de la Vieille Route du Nord que les troupes de Minas Malloth illuminent la nuit.
Après ces observations, les compagnons retournent au campement, transmettent les informations à Pierlenn puis vont se coucher.
Le 11 de Urui de l'An 1640 - 18:55 / 19:15 - Départ du vallon - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Vallon aux Mille Arbres - Session N°144 du 05/11/2025
En arrivant sur place, Fánaviryan, Fron, Aban et Pierlenn viennent voir Daëgon, Tirash et Laëngus qui sont en train de reprendre leur souffle. Daëgon résume, rapidement, leur exploration et leur inspection du Pic du Milieu puis finit par demander :
- "Avec la dernière heure de soleil de la journée, je ne sais pas si ça sert vraiment à quelque chose de lever le camp maintenant. Je ne sais pas... Qu'est-ce que vous en pensez ? Combien de temps on a de marche pour aller jusqu'à Minas Malloth ?"
- "Il faudrait compter, pas loin, de quatre heures de marche." estime Laëngus.
- "Ah merde ! Ce n'est pas loin en plus..." réagit Daëgon.
- "Il faudrait quatre heures en passant par des chemins qui, potentiellement, seraient sécurisés." évoque Laëngus.
- "Et tu peux les faire de nuit ?" demande Daëgon.
- "Avec la nouvelle lune, il va être difficile de pouvoir progresser sur les chemins." explique Laëngus.
- "On ne va pas trop avoir le choix je crois... Qu'en pensez-vous les amis ?" demande Daëgon.
- "Pas trop avoir le choix. C'est-à-dire ?" demande Tirash.
- "On reste là pour la nuit puis on part dès qu'on peut." suggère Daëgon.
- "Est-ce qu'on ne pourrait pas faire prendre deux heures d'avance ?" propose Tirash.
- "Bah oui, oui..." confirme Daëgon.
- "L'avantage, ici, c'est qu'on va vraiment pouvoir se poser tranquillement, se reposer, voire même, peut-être, faire du feu si on trouve du bois sec." suggère Tirash.
- "Est-ce que la troupe s'est bien reposée pendant qu'on était parti ? Parce qu'ils étaient crevés en arrivant là." demande Daëgon.
- "Ils se sont reposés deux heures et l'endroit dégage une certaine sérénité, tranquillité qui fait que le repos s'est encore mieux passé qu'inespéré." explique Pierlenn.
- "Dans ce cas, oui, on peut marcher deux heures, camper et repartir aussi vite que possible." propose Daëgon.
- "Parce que les deux dernières heures de marche à tâtons en les faisant en trois, vous ne pensez pas que ce serait possible ?" suggère Fánaviryan.
- "C'est dans le noir complet. Là c'est nouvelle lune." réagit Daëgon.
- "À la lumière des étoiles, normalement, on peut se repérer quand même." suggère Fron.
- "C'est chaud !" réagit Daëgon.
- "La question, c'est pourquoi ?" questionne Tirash.
- "Est-ce qu'à la limite comme l'endroit est plutôt favorable ? Je vais être moins pragmatique que Tirash. Je dirais qu'on peut se préparer, se reposer ici et puis partir vraiment à lueur de l'aube en marche forcée pour faire les quatre heures." propose Fánaviryan.
- "Bah oui, mais, globalement, on va perdre deux heures." indique Daëgon.
- "Voilà !" confirme Fánaviryan.
- "C'est quoi notre objectif en fait ? Là, on veut aller à Minas Malloth, à priori. On pourrait, peut-être, rejoindre un des fortins. Est-ce que cent archers supplémentaires vont changer grand-chose contre deux milles hommes ?" questionne Tirash.
- "Ah, je pense que oui." confirme Daëgon.
- "Alors ça va changer quelque chose. Est-ce que ça va changer suffisamment ? Ça, ce n'est pas sûr, mais peut-être que oui, hein. C'est quoi notre stratégie ? Est-ce qu'il faut qu'on se dise que notre objectif c'est d'arriver par derrière et d'éliminer Cormac le Rouge qui sera, peut-être, resté, un peu, en arrière pour surveiller la bataille ? Peut-être qu'on a une opportunité à saisir comme ça parce que s'il n'y a plus de chef, ça leur met un grand coup. Avec une troupe de cent archers, on peut, peut-être, envisager un truc comme ça. Après, s'il est au premier rang des combats, ça ne servira à rien. Parce qu'aller s'enfermer dans un fortin sachant qu'il y en a huit, ça veut dire qu'on va affronter qu'une partie des troupes. Enfin, je ne sais pas, c'est difficile à dire." analyse Tirash.
- "Le but, c'est, aussi, de rejoindre l'armée de Minas Malloth pour leur foutre cent archers en plus. Il y a, un peu, de ça aussi quand même." évoque Daëgon.
- "Ouais, effectivement ! Mais est-ce que cent archer en face d'une troupe, c'est plus efficace que cent archers derrière une troupe ?" questionne Tirash.
- "Ouais. Ouais…" confirme Daëgon.
- "Oui, oui." confirme Fánaviryan.
- "Je me dis que cent derrière, c'est, sans doute, plus intéressant cent derrière par surprise que cent devant sans surprise." évoque Tirash.
- "C'est possible… Ça dépend de comment c'est foutu." indique Daëgon.
- "Ça dépendra de comment c'est foutu. Effectivement." confirme Tirash.
- "Il ne faut pas que Minas Malloth soit trop surpris non plus : "De dire, tiens mais qu'est-ce qui se passe ? Oh tiens, oh. Qu'est-ce qui se passe ? Oh ! Oh ! Mais ils sont en train de se faire massacrer. Ah ! On aurait dû aller les aider…" indique Fron.
- "Après, c'est possible, aussi, qu'on avance nos pions et puis que quelqu'un aille prévenir minas Malloth, tu vois." indique Daëgon.
- "Au dernier moment." suggère Fánaviryan.
- "Ouais, enfin, pas au dernier moment, mais une fois qu'on est bien au courant de ce qu'on veut faire, quelqu'un file à Minas Malloth sur un cheval et puis prévient tout ça. On n'est pas avancé..." évoque Daëgon.
- "J'aurais, quand même, tendance à dire que si on peut gagner deux heures, on gagne deux heures sachant que là, on vient de perdre dix minutes." évoque Tirash.
- "Je suis assez d'accord avec ça." confirme Daëgon.
- "Nous, nous souhaitons d'aller à Minas Malloth." indique Pierlenn.
- "Ouais... Ouais... Et puis là, c'est, un peu, moins tendu que quand on avait des cors, un peu, partout autour." indique Daëgon.
- "Laëngus a pu évoquer son plan auprès des hommes qui sont rassurés, dans une certaine mesure, par les endroits par lesquels il souhaite passer. Pour la majorité des archers, c'est, tout à fait, entendu de pouvoir repartir." indique Pierlenn.
- "D'accord ! Je pense qu'il faut en profiter." suggère Daëgon.
- "Bon, il y en a quelques-uns qui aimeraient bien rester, un peu, plus longtemps ici. Le vallon est fort accueillant et donc il y en a un certain nombre qui se disent que pourquoi passer une nuit voire quelques temps supplémentaires ici." indique Pierlenn.
- "Ouais mais on est des guerriers nous !" annonce Daëgon.
Le 11 de Urui de l'An 1640 - 16:25 / 18:25 - Attente sur place - F - F - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Vallon aux Mille Arbres - Session N°144 du 05/11/2025
Fron va, alors, aller voir les archers pour faire un inventaire de la nourriture, des rations. Le constat est que les vivre diminuent. Les archers n'ont pas de grandes réserves. Ils se partagent quelques fruits qu'ils ont ramassé ainsi que les maigres rations séchées qu'ils possèdent encore.
Fron propose d'aller explorer les environs pour récupérer des fruits, des baies. Il choisit trois hommes de son groupe qui sont plus vaillants que les autres. Aban va se joindre à eux et vont tous les quatre, explorer les environs pour chercher des fruits.
Rapidement, Fron va repérer des arbres fruitiers ainsi que des mûriers. Ils vont passer plus d'une heure à récolter des fruits, à venir en distribuer à tous les hommes qui vont être ravis de pouvoir manger des aliments frais et savoureux, riches en sucre.
Pendant ce temps, Fánaviryan va commencer à travailler autour de Zëbúth pour lui fixer des carquois afin de mettre en place un système d'armement sur le cheval.
Fánaviryan va récupérer les carquois de Féagil, qu'elle va poser au sol, enlever les lanières et essayer de créer un système pour y installer des lances. Au bout de deux heures de travail, Fánaviryan a réussi à installer un système opérationnel sur les flancs de Zëbúth.
Le 11 de Urui de l'An 1640 - 16:20 / 16:25 - Départ du vallon - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Vallon aux Mille Arbres - Session N°144 du 05/11/2025
Daëgon, Tirash et Laëngus se préparent pour aller rejoindre le point haut situé à une vingtaine de minutes.
Pendant ce temps, en explorant les lieux, Fánaviryan va apercevoir des pictogrammes elfiques dont l'un semble être la signification des lieux : "Imlad en-Gelaidh Meneg" que Fánaviryan va traduire en sindarin par : "vallon aux mille arbres".
Avant que les trois hommes quittent le vallon, Fánaviryan leur dit :
- "Je vous confirme que nous sommes en sanctuaire millénaire."
- "Millénaire ??" réagit Daëgon.
- "Ce n'est pas moi qui l'ai fait, il y a quatre cents ans quand j'étais petite..." évoque Fánaviryan.
- "D'un autre âge, tu veux dire ?" demande Daëgon.
- "Ouais ! Ce vallon est un lieu de passage des elfes qui doivent emprunter ce vallon pour se déplacer dans l'Eriador sur des voies secrètes." évoque Fánaviryan.
- "Ce qui en fait, plutôt, un truc sûr logiquement ?" analyse Daëgon.
- "Exact !" confirme Fánaviryan.
- "Nous, on va aller au point haut pour repérer les hommes des collines. Il faut qu'on prenne des informations." indique Daëgon.
- "Ouais ! Carrément !" confirme Tirash.
- "Il va falloir qu'on sache où ils sont." indique Daëgon.
- "Je peux vous y conduire. Je connais bien la région. Je ne savais pas que ce vallon était un lieu pratiqué par les Elfes... En même temps, j'évitais cet endroit. Je n'y suis pas venu souvent... Comme si je n'avais pas à y venir..." explique Laëngus.
Les trois hommes préparent leurs affaires, quittent leurs compagnons et la troupe des archers.
Le 11 de Urui de l'An 1640 - 14:25 / 16:20 - Recherche d'un repos - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Vallon aux Mille Arbres - Session N°143 du 15/10/2025
En reprenant la route, régulièrement, la troupe entend le son de cors qui résonnent dans les collines. Plus les minutes s'écoulent et plus le son semble se rapprocher, voire, parfois, être très proche. Le son peut provenir des côtés, de l'avant voire, parfois, de l'arrière.
Tirash constate qu'Aban est, de plus en plus, nerveux et hésitant dans le choix de la direction à prendre, parfois, rebrousse chemin.
À l'arrière, Daëgon, Fron et Fánaviryan constatent que les archers sont, de plus en plus, inquiets. Le son des cors qui, parfois, semblent très proches, amène de la tension dans les troupes. Parfois, avec l'écho, l'origine du son semble très proche surtout lorsque les archers traversent une région encaissée.
Fron, toutes les heures, fait tourner ses observateurs afin de maintenir une vigilance parmi les hommes. Daëgon continue à maintenir le rythme, à récupérer les flèches que Tirash et Aban laissent au sol.
Au bout de trois heures de marche, lorsque les sons de cor deviennent plus proches, Tirash s'arrête et attend l'arrivée de Daëgon qu'il n'avait pas vu depuis plus de trois quart d'heure et lui dit :
- "Il y en a partout ! On va finir par tomber dessus, c'est obligé. On ne s'arrêterait pas dans une forêt pour se cacher ?"
- "Ça va être difficile de cacher sans homme quoi…" indique Daëgon.
- "Ouais... Mais si on va au même endroit qu'eux, à un moment ou un autre, on va tomber dessus quoi. Qu'est-ce que tu en penses Aban ?" demande Tirash.
- "Hum... Il y a une vallée pas très loin. À ma connaissance, elle est, relativement, encaissée avec de la végétation. Si on veut s'y arrêter, je pense qu'on serait relativement à l'abri." suggère Aban.
- "Moi, j'y serai assez favorable parce que là, ça ne sert à rien ce qu'on fait en fait. Je ne sais pas ce que tu en penses mais on va tomber sur eux à un moment ou à un autre, non ?" demande Tirash.
- "Tiens, regarde là-bas !" évoque Aban.
Aban montre du doigt de la fumée qui se dessine au-delà des collines puis montre un autre endroit où une autre fumée est présente. Tirash réagit :
- "Un endroit où ils se sont posés, quoi."
- "Ouais, sans doute." confirme Aban.
- "Il faut qu'on décide ensemble de ce qu'on fait, quitte à laisser passer la vague même si ça ne sert à rien si on arrive après eux, mais de toute façon, si on arrive avant eux et qu'ils nous tombent tous dessus par derrière, ça ne servira à rien non plus. Ou alors, ils ne sont pas encore rendus là-bas et ce serait bien qu'on y arrive avant eux." évoque Tirash.
- "Ouais. C'est vrai que je pourrais chercher un point haut pour faire, un peu, un état des lieux et voir ce qu'il en est. Je peux proposer deux choses. Soit on s'éloigne, un peu, du chemin. Ça va, sans doute, nous faire perdre une petite demi-heure mais on peut trouver un point haut et à ce moment-là voir, au lointain, Minas Malloth pour savoir ce qu'il en est. Ou alors on peut progresser un petit peu aller dans une vallée et se retrouver tous ensemble." suggère Aban.
- "Soit on va dans la vallée, on se retrouve tous ensemble, soit on va tous sur un point haut. Non, tu irais seul sur le point haut. Et on ne peut pas faire d'une pierre deux coups, non ? Aller à la vallée et…" suggère Tirash.
- "Si on va à la vallée, on va, plutôt, descendre." indique Aban.
- "Ouais, mais après toi, tu files quoi. Mais est-ce que c'est possible géographiquement parlant ?" questionne Tirash.
- "Bah ça demanderait, par contre, si on se pose un certain temps dans la vallée, moi, je peux avec, peut-être, un ou deux hommes essayer de trouver un point haut, pas très, loin. Je connais moins les points hauts par là-bas, mais, peut-être, qu'il y en a parmi les hommes qui connaissent bien la région et qui pourraient venir avec moi." suggère Aban.
- "Et vous avez vu du monde ?" demande Daëgon.
- "À priori, il y a du monde tout autour de nous. Qu'est-ce que tu penses du plan d'Aban Daëgon ?" demande Tirash.
- "Ouais, ça serait, peut-être, pas mal. Ouais, je pense." confirme Daëgon.
- "Et nous, on continuerait dans ce cas-là parce que ce dont j'ai peur c'est, qu'à un moment, on tombe sur une troupe, même s'ils sont qu'une vingtaine et qu'on les explose, il y en a toujours un qui va se barrer ou ils vont sonner du cor." analyse Tirash.
- "Oui, oui, on risque d'être repéré ! Mais, d'un autre côté, aller se cacher dans la vallée, ils peuvent nous tomber dessus aussi." évoque Daëgon.
- "À priori, la vallée, dont Aban parlait, est encaissée. Les hommes des collines n'ont pas de raison d'y passer." évoque Tirash.
- "Ouais. D'accord ! Ouais mais bon, après, on n'aide pas beaucoup Minas Malloth sur ce coup." réagit Daëgon.
- "Oui mais bon si on est mort, on ne va pas les aider beaucoup non plus quoi…" réagit Tirash.
- "Je suis bien d'accord !" confirme Daëgon.
Fron et ses hommes arrivent à la hauteur des troupes de Daëgon. Fron vient rejoindre ses compagnons. Tirash expose le plan à Fron qui demande :
- "C'est à combien de temps de Minas Malloth la vallée ?"
- "Nous venons de marcher trois heures et il reste, à peu, près autant de temps pour rejoindre Minas Malloth. La vallée est à une demi-heure de marche." précise Aban.
- "Les hommes commencent à être fatigués avec la chaleur et les trois heures de marche." évoque Fron.
- "Du coup, une pause s'impose." conclut Tirash.
- "Ouais. On se pose dans la vallée puis on envoie des éclaireurs. Moi, je suis prêt à y aller d'ailleurs pour voir ce qui se passe sur les hauteurs." propose Daëgon.
- "Ouais. Ouais. Ça me semble être le bon compromis." confirme Tirash.
Fánaviryan arrive, à cet instant, à la hauteur de ses compagnons et leur dit :
- "Moi, j'ai les hommes qui sont fatigués. Même là si on fonctionne en un, deux, trois, ça les use encore. Une pause pour mes gars, ça sera de bon aloi." confirme Fánaviryan.
Chaque section de la troupe reprend sa position. Aban commence la recherche de la vallée des mille arbres. Avec Tirash, ils reprennent, tous les deux, de l'avance sur la troupe. Aban ne semble pas inquiet dans sa recherche de la vallée des mille arbres.
La plupart des archers de Minas Malloth ne connaissent pas cette vallée. Pour y accéder, il a fallu emprunter des chemins escarpés. Aban et Tirash ont dû descendre de cheval et progresser pendant plusieurs minutes à pied.
En arrivant sur place, ils découvrent une vallée encaissée avec de nombreux arbres présents. Le fond de la vallée est dominé par des falaises et une cascade qui alimente les lieux en eau fraiche. Une rivière s'écoule de là et offre un endroit paisible aux voyageurs pour s'y reposer.
Les compagnons vont se regrouper pour discuter. Pierlenn vient les voir et demande :
- "Vous pensez qu'on va rester combien de temps ici ?"
- "Bah... Le temps qu'on détermine la situation et qu'on aille voir sur les hauteurs ce qui se passe." répond Daëgon.
- "D'accord !" confirme Pierlenn.
- "Ouais ! Une grosse heure quoi." ajoute Fánaviryan.
- "On peut se faire une petite pause. Je peux dire à mes hommes de se reposer et pour certains de faire une petite sieste s'ils veulent." suggère Pierlenn.
- "Ouais mais pas de feu !" avertit Daëgon.
- "Oui, bien sûr ! C'est noté ! Je fais passer le message." indique Pierlenn.
Pierlenn va passer voir ses hommes et leur donner les consignes. Les archers semblent soulager de pouvoir s'assoir, se reposer, boire et manger les quelques réserves de nourritures qu'ils possèdent. Plusieurs hommes vont enlever leurs chaussures et vont venir se rafraichir dans l'eau de la rivière.
Régulièrement, ils entendent, au loin, le son de cors mais l'encaissement de la vallée atténue le volume. Les hommes se retrouvent, ainsi, plus apaisés par cet environnement.
Fánaviryan interpelle ses compagnons et leur demande :
- "Tirash et Daëgon, vous prenez des gars de la troupe avec vous ou pas pour aller inspecter les environs, le point haut, tout ça ?"
- "Bah, ils font crevés à priori. Enfin, s'il y a des gens parmi les motivés qui étaient avec moi au départ là, peut-être." évoque Daëgon.
Daëgon va voir la troupe qu'il a dirigé pour savoir s'il y a des volontaires pour inspecter les points hauts de la région. L'un d'entre eux, Laëngus, connait très bien la région. Il n'est pas trop fatigué et a l'habitude de venir dans la région. Laëngus estime qu'il faudrait une vingtaine de minutes pour rejoindre un point haut pour avoir une vue assez dégagée ce qui permettrait de voir les hauteurs autour de Minas Malloth. Il est prêt à conduire les volontaires.
Daëgon retourne voir ses compagnons, accompagné de Laëngus, et dit :
- "Il connait la région et peut nous conduire à un lieu dégagé et en hauteur. Je suis partant pour y aller. Quelqu'un d'autre vient ?"
- "Moi, je ne lâche pas mes gars comme ça." réagit Fánaviryan.
- "Tirash, tu y vas ou j'y vais ?" demande Aban à Tirash.
- "Oui, si ça te va. Au moins on sera deux si on a de décisions à prendre. Daëgon, je ne sais pas ce que tu en penses ?" répond Tirash.
- "Ah oui ! Oui, carrément. Ouais. Et on prend le cor avec nous aussi au cas où.
- "Je ne sais pas dans quel objectif mais pourquoi pas." confirme Tirash.
- "Bah... On verra. On verra." confirme Daëgon.
Fánaviryan va voir ses hommes et désigne l'un de ses trois équipes et les désigne caporaux et leur demande de monter la garde en fonctionnant en un, deux, trois. Puis Fánaviryan demande aux trois caporaux de désigner des sous-caporaux qui viendront les relever au bout d'une demi-heure. Les autres archers sont mis au repos. La majorité vont boire l'eau de la rivière, manger le peu de ration qu'ils leur restent puis vont s'assoupir. Les trois caporaux exécutent les ordres qu'ils ont reçu et vont s'installer dans des endroits stratégiques pour surveiller le campement.
Le 11 de Urui de l'An 1640 - 13:00 / 14:25 - Une embuscade avortée - D - F - F - T - Lieu : Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) - Vallée du Chemin Clair - Session N°143 du 15/10/2025
Aux alentours de midi, la troupe se met en route avec les quatre sections. Selon les prévisions d'Aban, ils doivent arriver à Minas Malloth en fin de journée, un peu avant la tombée de la nuit.
Après avoir quitté les ruines de Féagil, le paysage est le même, des collines constituées d'herbes grasses, quelques arbres mais, globalement, une végétation basse.
Aban fait progresser les troupes par des sentiers. Après une heure de marche, lorsqu'ils se retrouvent au fond d'une vallée, ils entendent le son d'un cor qui résonne dans la vallée.
Aussitôt, les compagnons s'arrêtent, écoutent attentivement puis estiment que le son est venu de l'arrière gauche. Il est difficile d'arriver à bien cerner l'origine avec l'écho qui s'est propagé dans les différentes collines. Selon Fánaviryan, le son provient de l'autre côté de la colline, à proximité, entre cinq cents et neuf cents mètres.
Fánaviryan désigne deux hommes et leur demande de monter rapidement le sommet de la colline en leur désignant la provenance du son, d'être vigilants et de regarder, à partir de la crête si la troupe est visible. Elle demande qu'ils soient rapides sur les premiers huit cents mètres puis discret sur les derniers mètres avant la crête.
Puis avec les vingt-huit autres archers, Fánaviryan va commencer à monter la colline à marche forcée. Les autres sections de la troupe constatent le mouvement des troupes de Fánaviryan.
Daëgon demande à l'un de ses hommes de rejoindre la troupe de Fánaviryan pour lui porter un message :
- "Peux-tu dire à Fánaviryan que j'aurais préféré envoyer un éclaireur, tout seul, pour qu'il aille voir qu'est-ce que c'est et puis on continue à avancer pendant ce temps-là…"
Aban et Tirash s'arrêtent. Aban désigne à Tirash l'arrière, une colline située derrière l'arrière garde de Fánaviryan et indique :
- "Je pense que ça vient par là-bas. Je pense que ça vient de de l'autre côté par là-bas."
Les deux éclaireurs rebroussent, aussitôt, chemin pour rejoindre leurs compagnons. Ils constatent, aussitôt, les archers commandés par Fánaviryan qui ont commencé à monter la colline à marche forcée. Tirash se retrouve à trois cents, quatre cents mètres de distance de Fánaviryan. En arrivant à côté de Daëgon, Tirash lui demande :
- "À priori elle se dirige vers le son du cor là…"
- "Bah ouais mais j'aurais, plutôt, envoyé quelqu'un de discret. Elle y va comme une bourrine." évoque Daëgon.
- "Ben ouais…" réagit Tirash.
- "J'ai envoyé un messager. Le temps qu'il arrive." précise Daëgon.
- "Est-ce que j'essaie d'y aller à cheval histoire de voir un peu ?" suggère Tirash.
- "Ouais !" confirme Daëgon.
- "Tu restes là, Aban ?" propose Tirash.
- "D'accord !" confirme Aban.
- "Il faut que quelqu'un aille voir, en tout cas, quelqu'un de discret." suggère Daëgon.
- "De toute façon, je ne vais pas les rattraper avant qu'ils arrivent en haut de la colline." indique Tirash.
Tirash lance son cheval vers la colline où la troupe de Fánaviryan s'est lancée. L'homme du sud essaye de faire des gestes auprès de Fánaviryan pour l'avertir et lui demander de revenir sur le chemin.
Puis Daëgon demande à ses hommes :
- "Vous connaissez ce son ? Il est issu de vos rangs ou c'est un son des hommes des collines ?"
- "Ça ne vient pas de chez nous. Je pense que ça doit provenir des Hommes des Collines." répond l'un des hommes.
- "D'accord ! Bon, on avance !!" réagit Daëgon.
Daëgon demande à ses hommes d'avancer pour s'éloigner de la colline d'où le son de cor provient.
Fron a fait arrêter la troupe et demande à ceux qui surveillaient les quatre extrémités du groupe de déterminer le chemin le plus rapide pour aller vers le son du cor et le chemin le plus rapide pour partir dans l'autre sens dans l'éventualité d'une fuite par les collines.
Ces hommes avaient quelques éléments pour évaluer de la situation mais avaient hésité en voyant les troupes de Fánaviryan s'élancer sur la colline, à l'arrière. Fron finit par leur dire :
- "Préparez-vous à courir à mon signal."
Lorsque la troupe de Fánaviryan est arrivée aux deux tiers du parcours jusqu'au sommet de la colline, l'Elfe demande aux archers de se mettre à genoux et d'avancer en rythme. Fánaviryan dicte une cadence :
- "Allez ! Un ! Deux ! Trois !"
Fánaviryan demande à ses hommes de se séparer en trois groupes.
Un nouveau son de cor se fait entendre mais plus lointain que le premier. L'instrument semble, relativement, identique au premier son entendu.
À cet instant, Tirash tente de monter la colline avec Barägouin mais le cheval refuse d'avancer. La monture a trébuché et semble ne pas avoir confiance pour grimer. Tirash tente de forcer sa monture mais celle-ci ne bouge pas. Il essaye de trouver une solution, apaise Barägouin, tente de lui faire comprendre qu'il faut monter la colline, essaye de le faire passer par un autre chemin mais, au départ, le cheval ne bouge pas.
Fron demande à ses hommes de reprendre la marche pour s'éloigner de la colline où les troupes de Fánaviryan sont en train de monter. Fron précise :
- "Préparez-vous à courir mais, pour le moment, à marche lente."
Après avoir pris le temps de caresser Barägouin et de lui montrer une autre voie, le cheval de Tirash accepte de commencer à monter la colline puis là où les troupes de Fánaviryan avaient commencé à progresser accroupis, Tirash doit descendre de cheval et finir la montée à pied.
Pendant ce temps, Fánaviryan est arrivée avec ses archers au sommet de la colline. Ils observent alors une quarantaine d'hommes des collines qui progressent au fond d'une vallée située de l'autre côté de la colline. Ils marchent de manière peu ordonnée dans le calme. Ils observent leur environnement.
En voyant les hommes en contrebas, Fánaviryan murmure à ses hommes :
- "Oh, c'est facile !!"
Les hommes restent regarder l'Elfe avec circonspection puis Fánaviryan :
- "On tire dix flèches par tour, tous les tours, comme je vous ai appris. On fait tous une touche. Les gars, ils n'ont pas le temps de remonter. On les a tous crevé !! Vous y êtes les gars ?"
Les archers ne semblent pas rassurer à l'annonce de Fánaviryan qui explique :
- "Il y a l'équipe qui tire, se met debout, l'équipe qui encoche, elle est accroupie et ils ne comprendront jamais qu'on est trente. Ils en verront toujours dix qui tirent à chaque chiffre. D'accord les gars ?"
Les archers préparent leurs flèches qu'ils plantent au sol, bandent leurs arcs et s'équipent pour tirer à l'arc.
À ce moment, Tirash arrive à hauteur de Fánaviryan et lui demande :
- "Alors ça donne quoi Fana ?"
- "On va pouvoir éliminer cette petite troupe en trois minutes !" répond Fánaviryan.
- "Ils ne sont pas un peu loin là ?" évoque Tirash.
- "Bah... Ils ne vont pas aimer la première volée de flèche et quand ils vont essayer de remonter, de toute manière !" répond Fánaviryan.
- "Et s’ils courent dans l'autre sens et qu'ils vont prévenir ?" suggère Tirash.
- De toute manière, il faut les éclater." évoque Fánaviryan.
- "Le coup de cor venait d'ici ?" demande Tirash.
- "Oui ! Ils cherchent à repérer les autres copains mais nous on ne va pas leur laisser l'occasion de les rejoindre. Ils sont quarante. Mes gars tirent dix flèches par tour. Rien que ça, ça va aller ulcérer !" évoque Fánaviryan.
- "Ouais mais tu as vu quand on fait des combats, il faut toujours vingt, vingt-cinq flèches pour mettre un type à terre, là à cette distance…" signale Tirash.
- "On est à distance ils sont trente." évoque Fánaviryan.
- "Ouais mais, pour le moment, on n'est pas sûr qu'ils sachent qu'on est là." évoque Tirash.
- "Mais, justement, on a l'avantage !" réagit Fánaviryan.
- "Bah s'il y en a un qui se barre et qui rejoint les autres, c'est mort. L'effet de surprise quand on arrivera…" alerte Tirash.
- "Ne t'inquiète pas." réagit Fánaviryan puis en s'adressant aux archers, leur dit :
- "Les gars, vous en voulez, vous voulez venger vos chefs ??"
- "Bah... Je m'inquiète un peu là quand même." évoque Tirash.
En regardant plus attentivement, ils constatent que la troupe des hommes des collines doit être composée, d'au moins, une cinquantaine d'hommes.
Fánaviryan précise alors :
- "On a des carquois de vingt flèches. On a six cents flèches pour ces gars-là."
- "Ils ne vont pas rester là à se faire tirer dessus comme des lapins. Ils vont se barrer, c'est sûr. Et ils vont aller prévenir une autre troupe et on n'aura plus d'effet de surprise quand on arrivera à Minas Malloth." évoque Tirash.
- "Non ! On va les massacrer !!" réagit Fánaviryan.
- "Mais on ne va pas les massacrer du tout. Il va toujours en rester quelques-uns qui vont se barrer. C'est une certitude. Tu vois bien quand on a eu l'occasion de se battre contre cinq personnes à cinq, on a mis du temps pour les éliminer. Là, ils ne sont pas serrés, ils sont super loin. Ça va être des courbes comme ça plutôt. On n'est pas sûr que ça touche à chaque fois. Ça, c'est valable sur une troupe de gars qui sont serrés, qui sont en train de charger. Mais là, ils sont disséminés. Il y a la moitié de nos flèches qui vont tomber à côté et ça se trouve, ils vont nous courir dessus et on va se faire exploser la gueule. Ils sont plus nombreux que nous." explique Tirash.
- "Mais ils doivent courir en côte." précise Fánaviryan.
- "Alors je ne dis pas qu'on ne va pas en tuer plein mais on ne va pas s'en sortir indemne et on va perdre l'effet de surprise. Moi, je suis totalement contre là. A priori, ils ne nous ont pas vu. Ils sont en train de se rassembler." lance Tirash.
- "Bah, tu tues le gars au cor si tu veux couper leur moyen de communication." explique Fánaviryan.
- "Bah... Oui, mais il y a un autre gars qui va se baisser et qui va ramasser le cor." explique Tirash.
- "Euh, on fait quoi là ?" demande l'un des archers.
- "On est en réunion stratégique, il faut qu'on prenne la bonne décision. Vous en pensez quoi vous ? vous pensez qu'on peut tous les avoir là ?" répond Tirash.
- "C'est vrai qu'ils sont un peu loin…" répond l'archer avec hésitation.
- "Ouais ! Moi ça me semble compliqué. Tu fais du tir à l'arc, Fana ?" demande Tirash.
- "Euh... Normalement, moi, c'est plutôt la javeline…" répond Fánaviryan.
- "Hé bien moi, c'est, plutôt, le tir à l'arc, tu vois. Alors, je suis moins bon que Daëgon, ça ne fait aucun doute, mais je pense qu'il se rallierait à mon point de vue. Après, je n'en sais rien. Et d'ailleurs, tu as vu que Daëgon et Fron sont en train de se barrer. Je comprends ton envie d'en découdre là, mais il faut qu'on garde notre énergie et nos forces pour essayer, éventuellement, de faire une percée à Minas Malloth, de donner un avantage à la ville. C'est ça notre mission. Notre mission ce n'est pas d'éliminer cinquante types." évoque Tirash.
- "Hum, hum… Bon, on continue de longer la crête en discret vu qu'on est sur le versant opposé." suggère Fánaviryan.
- "Il y en a un ou deux qui restent en haut pour garder un œil sur les types en bas. Effectivement !" confirme Tirash.
- "Ou plus haut mais on reste à hauteur quand même pour pouvoir avoir l'avantage si les vallées se rejoignent qu'on ait toujours. Moi, je les surveille." avertit Fánaviryan.
- "C'est ça ! Effectivement ! Il ne faut pas qu'ils nous tombent dessus par derrière par contre. Là-dessus, tu as, totalement, raison." confirme Tirash.
- "Voilà ! C'est pour ça ! On continue sur la crête." indique Fánaviryan.
- "En dessous de la crête." suggère Tirash.
- "Ouais, bien sûr ! On ne marche pas sur la crête, on est cinq mètres plus bas. On trace comme on a tracé tout à l'heure." indique Fánaviryan.
- "Ça marche !" confirme Tirash.
- "En ligne de dix : un, deux, trois, un, deux, trois, un, deux, trois. Dix qui vont de l'avant et les dix de derrière qui repassent devant ainsi de suite, en discrétion." indique Fánaviryan.
- "Et, du coup, ils prennent quelle direction là les gars ?" demande Tirash.
- "On est entre les deux." évoque Fánaviryan.
Le son du cor résonne dans les collines. L'un des hommes des collines, en bas de la colline, a fait sonner un cor. Puis le calme revient. Les hommes des collines semblent, alors, plus attentifs tandis que les archers, au sommet de la colline, montrent des signes d'inquiétude et de fébrilité. Fánaviryan réagit et ordonne :
- "En position !"
Un nouveau son de car résonne mais plus lointain. Les hommes des collines se remettent, alors, en mouvement. Ils commencent à emprunter une pente qui les éloignent de la position des archers.
Fánaviryan, Tirash et les archers se mettent en mouvement, redescendent la colline. Sur le chemin, Tirash demande
- "Tu serais capable de reproduire le son Fana à l'occasion ?"
- "Non ! Moi je ne fais pas de musique." répond Fánaviryan.
- "Ah oui ! Ben non…" réagit Tirash.
- "Ouais ! Moi je fais du chant. Selenia aurait pu le faire." indique Fánaviryan.
- "Ah oui... Il faudrait qu'on voit s'il n'y a pas un joueur de cor dans les troupes à l'occasion." suggère Tirash.
- "Hum ! Très bonne idée." confirme Fánaviryan.
- "Je vais retrouver Daëgon et Fron pour les tenir au courant et puis on continue comme on a dit là. Tu les gardes quand même de près…" évoque Tirash.
- "Oui qu'ils aient, vraiment, tourné des talons." confirme Fánaviryan.
- "Ça marche. À tout à l'heure." indique Tirash.
- "Par contre, faites gaffe aux autres cors." lance Fánaviryan.
Tirash va redescendre la pente, récupérer Barägouin puis va prévenir Fron puis Daëgon et Aban de la situation.
Fánaviryan va rester, en position, quelques instants puis, lorsque les hommes des collines disparaissent de vue, elle va redescendre la colline avec ses hommes et rejoindre sa position.
À plusieurs reprises, ils vont entendre, de nouveau, le son du cor à deux endroits.
Fánaviryan constate que ses hommes ont du mal à reprendre le rythme imposé jusqu'à maintenant. Le stress et la montée de la colline a fatigué les archers.
Le 11 de Urui de l'An 1640 - 12:40 / 13:00 - Préparatifs des Archers - D - F - F - T - Lieu : Feagil - Entrée - Session N°143 du 15/10/2025
En arrivant aux chevaux, Fánaviryan annonce :
- "Bon ! Il va falloir faire route et, malheureusement, il ne faudrait pas qu'on se retarde avec les blessés qui pourraient rester ici en station avec un homme valide pour les défendre. Avez-vous des blessés ?"
- "Oui, en effet, Madame !" répond Pierlenn.
- "Qui peuvent difficilement se déplacer sur les cents ?"
- "Il y en a cinq qui marchent difficilement." indique Pierlenn.
- "Est-ce que vous avez repéré des barillets ou des barils ou deux grands barils, des barils moyens, on va dire, dans ces caves ?" demande Fánaviryan.
- "Ouais, il y en avait." confirme Pierlenn.
- "Ce que je me disais, vos hommes, à eux tous, il doit y avoir, à peu près, dans la compagnie une bonne vingtaine de gourdes d'huile pour vos torches quand vous vous baladez." évoque Fánaviryan.
- "Hum... Alors, on avait une petite réserve mais pas grand-chose. On a utilisé ce qu'on a pu trouver dans les ruines. Nos gourdes ont été utilisées pour l'eau." évoque Pierlenn.
- "Mais est-ce que vous pourriez voir pour récupérer les huiles qui pourraient rester entre vos hommes, histoire de pouvoir fabriquer une barrique qui puisse générer le chaos dans le rang des hommes des collines dès que nous aurons trouvé un aplomb susceptible d'être intéressant pour emmener vos hommes à la libération de Minas Malloth." lance Fánaviryan.
- "Ah... Ah…" réagit Pierlenn avec circonspection.
L'homme semble surpris et ne pas saisir l'intention de l'Elfe. Fánaviryan se tourne vers ses compagnons et leur dit :
- "Chers amis, que pensez-vous de piéger quelques barils ou barillets et pouvoir les faire descendre d'une colline pour enflammer un flanc et nous protéger."
- "On doit rejoindre Minas Malloth plus vite. Ce n'est, peut-être, pas le moment de faire des trucs comme ça." évoque Daëgon.
- "Parce que, pour le transport, ça va être compliqué, non ?" évoque Tirash.
- "Bah non. Vingt fioles, vingt gourdes, tu le fous dans un baril." suggère Fánaviryan.
- "C'est dans l'optique de défendre des blessés c'est ça ?" demande Daëgon.
- "Non ! Les blessés, ils restent ici. C'était pour récupérer du matériel des blessés parce que j'ai besoin de quelques carquois pour faire de nos chevaux des destriers." suggère Fánaviryan.
- "Ouais... D'accord… Je n'y suis pas…" réagit Daëgon.
- "On met deux sangles sur le flanc avec une lance, un carquois pour les retenir quand il y a des impacts." évoque Fánaviryan.
- "Il vaudrait mieux partir tout de suite que dans deux jours." suggère Fron.
- "Oui, mais autant avoir le matériel et les ceintures déjà c'est juste pour avoir les matériels et pouvoir faire ça sur la route." évoque Fánaviryan.
- "Qu'est-ce que tu veux faire Fánaviryan ? Je n'ai pas compris non plus ce que tu veux faire exactement…" demande Tirash.
- "Alors, deux choses. L'une, on a une centaine de mecs qui ont tous avec eux, comme nous, briquet et un peu d'huile pour enflammer des vêtements de blessés-là qui qu'on va leur demander gentiment, qu'on va mettre dans les tonneaux avec de l'huile et puis après on peut les lâcher d'un haut de côte parce qu'on va essayer d'être toujours en hauteur par rapport aux hommes des collines pour pouvoir, éventuellement, dès qu'on pourra avoir une situation privilégiée. Ce sera un bon système de défense pour éviter qui nous remontent dessus ou séparer une longue colonne par un lancer de trois barillets." suggère Fánaviryan.
- "Je pense que l'idée n'est pas mauvaise mais il en faudrait énormément pour pouvoir freiner une troupe surtout si c'est des petits barils, tu sais, ils peuvent sauter par-dessus." suggère Tirash.
- "Ouais, mais du moment que ça foute le feu dans la lande. On est en plein été sur un flanc de colline." évoque Fánaviryan.
- "Ouais, mais du coup, ça veut dire qu'on est bloqué sur notre colline après." évoque Tirash.
- "Ah... On verra…" réagit Fánaviryan.
- "Si on a le vent dans la gueule, on a la fumée." indique Tirash.
- "Ça peut nous servir aussi à être propulsé, lancer sur un endroit précis." suggère Fánaviryan.
- "Après, emmener un baril, un petit baril d'huile pour enflammer les flèches et enflammer les tentes de siège, s'ils ont décidé de siéger ou un truc comme ça d'assiéger, ça peut, peut-être, s'envisager. Mais préparer tout un bordel comme ça, trimballer tout ça..." évoque Tirash.
- "On pourrait prendre trois ou quatre barillets ou deux gros barils, je pensais mais bon. Ouais, un ou deux petits barillets comme ça, c'est autorisé…" évoque Fánaviryan.
- "Bah... S'il y en a qui sont prêts, on peut en prendre. Ouais, effectivement." propose Tirash.
- "Voilà !" confirme Fánaviryan.
- "Je pense que le mieux, est d'y aller là." suggère Tirash.
Daëgon se dirige vers les hommes et commence à donner des consignes pour que les hommes se préparent au voyage en essayant d'être le plus discret et léger dans son paquetage. Fron vient en soutien auprès de Daëgon pour les aider à préparer leurs affaires. Fron s'inquiète de savoir s'ils ont, toujours, un guetteur ce qui n'est pas le cas. Le hobbit demande à trois d'entre eux de se mettre en hauteur et de surveiller les alentours pendant que la troupe se prépare.
Le transport des blessés demande, un peu, de temps. Fánaviryan indique à ses compagnons en montrant les blessés :
- "Je proposais de laisser les blessés derrière."
- "Ouais... Vraiment laisser dans une ville à moitié fantôme, des blessés, ce n'est pas très moral…" évoque Daëgon.
- "On n'a pas le temps…" suggère Fánaviryan.
- "Ce n'est pas une histoire de temps. Il y a des gens pour les tenir, pour les faire marcher. Tu parles de temps mais tu veux récupérer des tonneaux." évoque Daëgon.
- "Là, on va y aller en marche forcée…" suggère Fánaviryan.
Lorsque Fánaviryan voit les trois guetteurs se mettre en position pour surveiller, elle intervient auprès de Fron et Daëgon et leur dit :
- "Ça aurait été, quand même, intelligent de laisser une unité en retrait, les blessés avec deux guetteurs pour les protéger."
- "C'est intelligent mais c'est assez cruel. Donc je ne préfère pas." suggère Daëgon.
- "On n'envoie pas les éclopés en première ligne. Puis là, il faut qu'on fasse de la marche forcée jusqu'à Minas Malloth, maintenant, pour les contourner, pour aller plus vite que les Hommes des Collines." évoque Fánaviryan.
- "Ils seront portés pour aller vite. Il y a bien des sergents dans la troupe." suggère Daëgon.
- "Ouais et puis, ils seront crevés en arrivant. Pour cinq transportés, tu en as dix fatigués." évoque Fánaviryan.
- "Blessé, tu aimerais bien qu'on te laisse ? Franchement ?" réagit Daëgon.
- "Six heures, ce n'est pas très long. On peut les laisser là. Moi, je suis assez favorable au fait de les laisser là. Ouais. Si on veut gagner du temps, quoi. Après, ce n'est pas à nous de décider ça, c'est à leur chef de décider ce qu'il fait de ses hommes. Donc, je pense que c'est à lui qu'il faut demander." évoque Tirash.
Fánaviryan va évoquer cette discussion auprès de Pierlenn qui va rejoindre ses hommes. Quelques minutes, il revient auprès des compagnons et indique :
- "Notre objectif était d'attendre qu'on vienne nous protéger, nous secourir. On ne savait pas trop quoi faire jusqu'alors."
- "Mais pour les blessés, vous voulez les laisser là ? Enfin, est-ce qu'ils veulent ?" demande Daëgon.
- "C'est sûr que de rester ici, ils ne vont pas être rassurés." évoque Pierlenn.
- "Bah, c'est ce que je me disais aussi." confirme Daëgon.
- "Dans ce cas, on les met sur nos chevaux sinon. Comme ça, tout est réglé. On avance vite. De toute façon, nous, on va attendre tout le monde. Donc on va marcher et puis voilà." propose Tirash.
- "Ouais, moi ça me va." confirme Daëgon.
- "On a cinq chevaux cinq blessés." indique Tirash.
- "On ne peut pas en mettre deux par cheval, un sur mon poney et puis les deux autres chevaux peuvent faire des reconnaissances, des trucs comme ça." propose Fron.
- "Oui ! Oui ! Carrément. Encore mieux. Oui à condition qu'ils puissent monter à cheval ce qui n'est, peut-être pas le cas de tous." évoque Tirash.
- "On va faire en sorte qu'ils le puissent, je vais causer avec mes hommes." évoque Pierlenn.
- "J'ai proposé mon poney mais je ne sais pas si quelqu'un tient dessus." évoque Fron.
- "Avec un blessé, ça pourrait le faire, je pense surtout s'il ne galope pas…" évoque Pierlenn.
- "Ou alors, on prend un autre cheval et moi, je fais les reconnaissances mais je suis moins grand pour les reconnaissances." évoque Fron.
- "Et puis tu vas moins vite aussi." évoque Tirash.
- "Dans ce cas, je vais en parler à mes hommes." évoque Pierlenn avec un certain fatalisme.
Pierlenn va s'éloigner et discuter avec les Archers de Minas Malloth. Pendant ce temps, Tirash va discuter avec Aban de la topographie autour de Minas Malloth pour connaitre les lieux avant d'arriver. Aban évoque la très belle forteresse qui est située dans une vallée encaissée de hautes collines entourent Minas Malloth, les huit collines où sont situées des fortins pour protéger la région. Le terrain sera de plus en plus accidenté en progressant vers le sud. Aban estime qu'il faudra six heures de marche pour rejoindre Minas Malloth. Une seule route amène à Minas Malloth par la Vieille Route du Nord. Pour y arriver, il faudra progresser par des chemins étroits et éviter la route. Fánaviryan intervient :
- "Il faudrait l'intervention de la cavalerie."
- "Après je pense qu'on va éviter la route puisque cette route amène à la vieille route du nord et comme vous le savez, la vieille route du nord est, actuellement, investie par les Hommes des Collines. Minas Malloth pourrait être pris en tenaille si les Hommes des Collines d'Andrath viennent du sud. Lorsque nous venions de Bree, nous les avons croisés venant du sud. Il n'y a aucun moyen d'arriver sur la route de Minas Malloth si ce n'est par les chemins de collines que nous allons emprunter." évoque Aban.
- "Au niveau de la végétation, on va avoir plus de végétation en allant vers le sud pour se cacher ou c'est comme ici ?" demande Daëgon.
- "Il y a un peu plus. C'est, un peu, plus boisé surtout autour de Minas Malloth." évoque Aban.
- "D'accord !" réagit Daëgon.
- "Mais, globalement, toutes les premières heures qu'on va faire, vont être avec la même végétation que les collines qu'on a emprunté pendant toute la matinée et les deux dernières heures vont être, un peu, plus difficiles dans le sens où on va être sur des chemins plus escarpés." indique Aban.
Puis l'éclaireur réfléchit quelques instants puis ajoute :
- "Je pense que je vous aie, à peu près, tout dit à moins que vous ayez d'autres questions."
- "Non, non, ça semble assez clair." indique Daëgon.
- "Hum !" évoque Fron.
Quelques temps après, Pierlenn revient voir les compagnons et leur dit :
- "J'ai quatre de mes hommes qui sont prêts à rester ici. Deux qui sont blessés, qui n'ont pas le courage de bouger et deux qui sont prêts à rester pour les protéger. Ça vous convient ?"
- "Bah si c'est eux qui décident, moi, il n'y a pas de souci." évoque Daëgon.
- "Pour les blessés, je peux leur emprunter leur carquois et puis redonner des flèches à ceux qui les protègent et des ceintures en cuir, j'en ai besoin." évoque Fánaviryan.
- "Je devrais pouvoir vous obtenir ça." confirme Pierlenn.
Quelques minutes plus tard, Pierlenn va fournir à Fánaviryan trois carquois. Pendant ce temps, les archers se préparent au voyage et viennent remplir leurs gourdes dans la rivière.
Avant de partir, Pierlenn revient voir les compagnons et leur demande :
- "Est-ce que vous voulez dire un mot avant qu'on parte auprès de nos hommes ?"
- "Ah qui s'y colle ?" demande Daëgon.
- "C'est Tirash qui s'en sort bien pour galvaniser en général." suggère Fánaviryan.
- "Ouais..." réagit Tirash avec un doute.
- "Moi, je ne me sens pas…" réagit Fron.
- "Bon, allez, je m'y colle !" annonce Fánaviryan.
Pierlenn va rassembler ses hommes en proposant à aux compagnons de se mettre sur une butte rocheuse. Les archers vont, alors, se mettre en cercle et écoutent Fánaviryan qui prend la parole :
- "Oyez, oyez soldat de Minas Malloth ! Aujourd'hui est un grand jour. La compagnie de l'Aurore Ecarlate et vous-mêmes qui avaient rencontré ces hommes des collines, on y a tous goûté et on en reveut pour protéger Minas Malloth. Alors, on va y aller. On va être discrets. On va arriver par le haut là où Minas Malloth aura besoin et on va les clouer sur place de tout morceau de bois qu'on va récupérer sur la route. Vous êtes le rempart de Minas Malloth, les soldats de la nature cachés dans les buissons, prêts à intervenir pour arrêter la horde sauvage."
Son discours est franc et direct, redonne du moral aux hommes qui acquiescent. À la fin du discours, l'un d'entre eux lève la main. Fánaviryan l'interpelle :
- "Dis-moi Soldat !"
- "Oui, madame... Vous comptez faire comment pour nous amener jusqu'à Minas Malloth ?" demande le soldat.
- "Nous avons la crème des éclaireurs qui nous vient de Bree. Je vous présente Aban." répond Fánaviryan sur un ton militaire.
Aban lève très discrètement la main et dit :
- "C'est moi."
- "Il a déjà occis plusieurs hommes des Collines comme vous. Nous arriverons avant la nuit et demain l'aube sera écarlate du sang que nous ferons verser." lance Fánaviryan.
Fánaviryan se tourne vers Daëgon et lui dit :
- "Ce serait bien qu'on on leur propose d'être capitaine temporaire de quatre unités, une devant, deux au milieu et une derrière."
- "Oui, oui… Je suppose qu'il faut qu'on se sépare en plusieurs groupes avec des cavaliers qui vont faire des écarts." suggère Daëgon.
- "Ouais ! Tu présentes la sauce ?" propose Fánaviryan.
- "Oui, oui, oui…" confirme Daëgon.
Daëgon prend la parole et explique le projet, les intentions, les consignes de sécurité et l'organisation envisagée. Les propos du Dùnedain sont clairs et semblent être bien compris par les archers.
Lorsque les archers préparent leur paquetage, Fánaviryan suggère :
- "Daëgon, je te vois sur l'avant avec deux unités. Je m'occupe de celle de l'arrière. Fron au milieu avec le sergent et les blessés."
- "Ouais, on peut faire ça. Qu'est-ce que tu en penses Tirash ?" demande Daëgon.
- "Tirash pourrait, peut-être, avoir une troupe plus légère avec deux cavaliers et les cinq plus rapides et plus agiles de la troupe à pied en escorte." suggère Fánaviryan.
- "Redites-moi ça." demande Tirash.
- "En gros, toi, tu es sur une petite unité d'éclaireur." explique Fánaviryan.
- "Ouais !" confirme Tirash.
- "Deux à cheval avec Aban." indique Fánaviryan.
- "Je ne suis pas le meilleur cavalier de la troupe…" évoque Tirash.
- "Ouais, mais c'est Aban. On met Aban." évoque Fánaviryan.
- "On ne met pas une unité, on met un homme ou deux mais pas une unité. Les autres, ils sont à pied." indique Fron.
- "De toute façon, on n'a pas de chevaux." évoque Tirash.
- "On a deux chevaux. Oui, c'est ces deux-là qui sont devant." évoque Fánaviryan.
- "On a trois blessés à prendre en charge et on a quatre chevaux et un poney." évoque Daëgon.
- "Moi, je laisse Zëbúth porter un gros costaud abîmé. Moi, je fais l'arrière-garde." évoque Fánaviryan.
- "Avec Zëbúth, tu peux lui mettre deux blessés dessus même, je pense." évoque Fron.
- "Ouais... Mais je ne veux pas trop le fatiguer si je dois charger avec lui." indique Fánaviryan puis indique : "Je vais rassembler trente hommes pour organiser l'arrière-garde.
- "Tu pourrais mettre deux, trois hommes qui surveillent, constamment, derrière." suggère Fron.
- "Et qui remontent, oui, une petite équipe tournante de quatre." indique Fánaviryan.
- "Juste, à surveiller en fait, pas qui restent dans le groupe mais qui regardent." suggère Fron.
- "En faisant plus élaboré, on peut dire qu'il y a des hommes qui peuvent rester en arrière puis remonter en courant après en disant : "c'est bon, on n'est pas suivi". Et puis, c'est, après, une autre équipe qui reste en arrière. À ce moment-là, ça nous garantit un tampon pour éviter une surprise. Et puis, ça les stimulera, ça fera du relais. J'y participerai aussi. Et puis, comme ça, ça dynamise, un peu, l'arrière-garde." expose Fánaviryan.
- "Ou sinon, juste, un groupe, deux ou trois, qui restent, je ne sais pas, deux cents mètres derrière qui restent en vue en fait." suggère Fron.
- "Ah c'est, à peu près, ce que je viens de dire, je crois..." réagit Fánaviryan.
- "Sauf qu'il n'y a pas besoin de faire des allers-retours tout le temps." évoque Fron.
- "Non ! Ils rattrapent après. Ce n'est pas une histoire d'aller-retour. Tu as un chariot qui avance, il y a des gens qui descendent, le chariot, il avance, après ils courent, ils remontent et là, il y a d'autres gens qui descendent et voilà." explique Fánaviryan.
- "Autant que ce soit toujours les mêmes." évoque Fron.
- "Vu qu'on va toujours tous au même rythme, effectivement, ça ne me semble pas gênant que ce soit les mêmes." ajoute Tirash.
- "Mais non ! Tu fais ça sur dix, ils sont moins fatigués et puis ça stimule la troupe, ça tourne." explique Fánaviryan.
- "Mais ça ne fatigue pas. Ça fatigue plus d'aller courir qu'ils restent derrière à même distance." évoque Fron.
Daëgon va donner l'ordre de se mettre en marche. Chaque archer va venir se placer dans son ordre de marche.
À l'arrière, Fánaviryan va expliquer à ses hommes que tous les cinq cents mètres, dix hommes restent en arrière puis remontent rejoindre les hommes puis dix nouveaux hommes font la même chose.
Fánaviryan met en place un roulement avec dix à l'arrière et pour les vingt autres, elle essaie de les coordonner en deux / dix, dix archers qui marchent en colonne à gauche et dix à droite en colonne également. Fánaviryan leur dit :
- "Je vais vous apprendre à compter jusqu'à trois. Et donc l'unité A à un, elle encoche, à deux, elle tire et l'unité B, elle encoche et à trois, l'unité B encoche et l'unité A avance et encoche gauche, encoche droite."
Les hommes commencent à sortir des flèches, Fánaviryan les arrête, aussitôt et leur dit :
- "Non, vous ne les balancez pas pour de vrai les flèches. C'est un entraînement. C'est pour vous entraîner à défendre les côtés comme ça vous êtes autant à vingt à droite qu'à vingt à gauche."
Fánaviryan est inspirée dans sa manière d'aborder sa tactique auprès des trente hommes. La technique semble vraiment adaptée à la situation actuelle et les hommes ont bien compris les intentions de Fánaviryan.
Au centre, Fron dirige une troupe d'un peu plus de quarante hommes. La Compagnie de l'Aurore Ecarlate étant venu leur remonter le moral, ils écoutent, attentivement, les ordres donnés par tous leurs membres même par Fron Sacquet le Hobbit. Les blessés ont été installés sur les deux chevaux et le poney de Fron et sont positionnés au milieu des hommes qui sont positionnés en ordre de marche, dans une certaine discipline. Aux quatre coins de sa colonne d'hommes, Fron y positionne huit hommes, deux à chaque coin qui doivent être à l'affût, en observations de leur environnement respectif. L'un des deux doit surveiller les côtés pour repérer la présence d'hommes des collines tandis que l'autre doit rechercher, à chaque fois, des zones de repli pour se protéger en cas d'attaque. Les consignes de Fron sont respectées et semblent avoir été comprises par les archers.
Avant de partir, Daëgon va expliquer auprès de la vingtaine d'hommes présents, les consignes :
- "Nous, on va ouvrir la route. Donc s'il y a quelque chose devant nous, il faut qu'on soit assez discret. Si on a un contact avec l'ennemis, on s'arrête et on déclenche un déluge de flèche jusqu'à ce que l'unité derrière vienne nous nous supporter."
Régulièrement, Daëgon demande à ses hommes d'aller, en éclaireur, devant, sur les côtés pour vérifier que la piste est sûre ou qu'aucun danger n'est présent. Plusieurs archers se montrent prêts à partir en avant, évoquant une fatigue moindre, une plus grande assurance ou une meilleure connaissance du territoire.
Aban et Tirash vont se voir confier les deux derniers chevaux et vont ouvrir la marche en allant devant. Tirash demande à Aban et Daëgon :
- "On est bien sur un chemin, on va rester sur un chemin où il va falloir sortir du chemin ? Il va y avoir des embranchements parce que s'il n'y a pas de danger, c'est un peu con qu'on soit obligé de revenir alors que ce serait pas mal qu'on prenne un peu d'avance pour essayer de prendre les devants justement quitte à changer de direction parce qu'on voit qu'il y a une troupe d'homme des collines à un endroit et qu'on sait qu'on ne va pas pouvoir passer là. Donc si on reste sur un chemin, est-ce qu'on convient d'un signe Daëgon, là, que tu pourras interpréter pour savoir s'il faut prendre à droite, à gauche, un truc fiable qu'on n'ait pas à faire demi-tour juste pour vous indiquer qu'il faut prendre à droite dans deux cents mètres."
- "Une flèche ? Tu prends un carquois plein de flèches ?" suggère Daëgon.
- "Ouais ! J'ai des flèches en rab moi." indique Tirash.
- "Je pense que tu poses une flèche. Elles sont identifiables, je suppose ?" demande Daëgon.
Tirash montre ses flèches à Daëgon puis indique :
- "J'ai deux carquois pour être précis. Oui, une flèche, ça peut être bien, une flèche posée dans la direction en plein milieu du chemin ou on la met sur la droite du chemin, tu vois. Peut-être pas en plein milieu, histoire que s'il y a quelqu'un qui passe. Non, il faut qu'elle se voit."
- "Ouais. Ouais…" confirme Daëgon.
- "Plus au milieu du chemin. Ouais ! Et au milieu du chemin, juste pour réfléchir à une manière d'être sûr qu'elle ne va pas bouger ou un truc comme ça. Non, au milieu du chemin." réfléchit Tirash.
- "Sinon, tu traces une flèche sur le chemin." suggère Daëgon.
- "Non, non. Au milieu du chemin, tu ramasses les flèches.
Le 11 de Urui de l'An 1640 - 12:10 / 12:40 - Sortie de Féagil - D - F - F - T - Lieu : Feagil - Entrée - Session N°142 du 29/09/2025
En remontant à la surface, les membres de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate vont diriger les hommes hors de la ville et rejoindre Aban qui indique :
- "Je n'ai rien vu. Tout a été calme."
Fánaviryan va voir le sergent Pierlenn et lui dit :
- "Pour vos hommes les plus blessés, peut-être qu'il y en a trois ou quatre qui pourraient rester ici en sentinelles et, de toute façon, on reviendra les chercher."
Daëgon réunit ses compagnons et dit :
- "Je vous propose ce message pour la grive : ""Sommes à Féagil. Avons trouvé une compagnie de 100 archers en déroute, séparée de la cavalerie par 200 hommes des collines menés par Cormac le rouge. Toujours pas localisé Pellendur. Allons probablement tenter de regagner Minas Malloth." Qu'en pensez-vous ?"
- "Tu peux virer le probablement !" suggère Fánaviryan.
- "Oui, en effet !" confirme Daëgon.
Le 11 de Urui de l'An 1640 - 11:30 / 12:10 - Découverte des Archers - D - F - F - T - Lieu : Feagil - Souterrains - Session N°142 du 29/09/2025
Les compagnons finissent par arriver devant une esplanade avec la tour en face d'eux et une porte obstruée par des pierres. L'édifice en pierre est travaillé avec des gravures sur le haut des pierres, des colonnes ont été construites autour de l'arche. Un escalier, sur le côté, permet d'accéder à la tour.
Quelques traces de sang sont visibles à proximité de l'arche d'entrée. Fron demande alors :
- "On ne se serait pas trompé de sens ? On n'aurait pas pris la piste à l'envers ?"
- "Je me demande ça, en effet !" réagit Daëgon.
- "Non, c'est clair que non…" affirme Tirash.
- "Parce que c'est, peut-être, le sang du gars qui est tombé de la tour de tout à l'heure." suggère Fánaviryan.
- "C'est, peut-être, parce qu'il y a eu l'éboulement qu'il a saigné et ça s'est éboulé plus après qu'il soit parti." suggère Daëgon.
- "On entend, un peu, la raison de Fron et de Tirash. Ça doit être à l'intérieur qu'il a dû se mettre à l'abri." suggère Fánaviryan.
- "C'est plus que de se mettre à l'abri…" réagit Daëgon.
- "C'est un très bon lieu de défense." analyse Fánaviryan.
- "Du coup, on fait quoi ?? Pour vous, l'homme est derrière l'éboulement de pierres ??" demande Daëgon.
- "Ouais !" répondent Fánaviryan et Fron.
- "Pour moi, pas du tout mais..." indique Daëgon.
- "À priori, ça ne passe pas avec l'éboulement de pierres. Il y a moyen de passer ??" demande Tirash.
- "Clairement ! Oui, en montant sur celui-là puis celui-là et, enfin, celui-là." répond positivement Fánaviryan en montrant les pierres du doigt.
Fánaviryan tente de comprendre l'origine et l'architecture des lieux, les gravures qui ont été réalisées mais n'a aucune idée. Par contre, en observant, attentivement, les pierres, Fánaviryan remarque que certaines pierres semblent beaucoup moins massives que les autres surtout celles situées en hauteur et que plusieurs blocs de pierres permettent de grimper, facilement, jusque-là.
Fánaviryan propose alors :
- "Est-ce que vous pouvez me couvrir avec vos arcs ? Je vais escalader jusqu'à la pierre pour essayer de passer sous l'arche."
Daëgon, Fron et Tirash se mettent de chaque côté pour couvrir l'Elfe puis celle-ci grimpe sur les pierres avec une grande facilité et accède rapidement en haut de l'arche. Fánaviryan se retrouve dans une bonne position pour pousser sur la pierre qui se révèle être assez légère et la glisse sur le côté avec beaucoup plus de force que nécessaire. Sans doute que la pierre pourrait être remise en place assez aisément.
Fánaviryan aperçoit une pièce très sombre où elle pourrait s'y glisser. Elle dit à ses compagnons :
- "Je vois un passage qui n'est pas éclairé. Venez à moi pour que je vous allume le bout !"
Tirash sort une torche de son sac à dos et la tend à Fánaviryan qui l'allume et peut éclairer l'intérieur de la pièce qui, au-delà des pierres présentes, permet d'accéder dans le fond à un escalier qui descend.
Fánaviryan tend la torche vers le sol et, aussitôt, les compagnons aperçoivent des morceaux de plumes qui laissent penser à des empennages de flèches. Ils ne voient pas de nouvelles traces de sang.
Daëgon observe l'éboulis de pierres et estime que la chute a été faite récemment. Sous les pierres, Daëgon aperçoit des poutres qui, sans doute, soutenait la structure qui s'est effondrée. D'autres salles étaient accessibles via cette pièce mais ne sont plus accessibles du fait de la présence de pierres.
Daëgon demande à ses compagnons :
- "On fait quoi ? On descend ou on sort ?"
- "On peut descendre voir ce qu'il y a." suggère Fánaviryan.
Les quatre compagnons commencent à descendre un vieil escalier en pierre qui s'enfonce sous le sol sur six ou sept mètres. Au bout de l'escalier, ils arrivent dans un réseau de galeries souterraines. Quatre galeries partent de cet escalier mais l'une d'entre elle est bloquée par des pierres. Les trois autres galeries sont accessibles. Fánaviryan se tourne vers Tirash et lui demande :
- "De quel côté on va ?"
Les quatre compagnons se mettent à genoux et observent au sol s'il repère des traces de pas. Fánaviryan et Fron remarquent sur l'un des embranchements que le sol n'est pas le même. La poussière a été remuée récemment. Des traces de sang sont, également, visibles et repérées par Fánaviryan.
Munie de la torche, Fánaviryan s'engage dans cette galerie. Elle cherche, dans tous les coins, une planche pour lui servir de bouclier mais ne parvient pas à en obtenir.
Les compagnons vont progresser pendant plusieurs minutes dans le même environnement. Plusieurs embranchements vont apparaitre, à plusieurs reprises, sur leur droite et sur leur gauche. Le réseau de galeries semble important sous la surface de la ville.
Au bout d'une dizaine de minutes, les compagnons vont entendre des bruits venant de plus loin. Le bruit résonne dans les couloirs puis, d'un seul coup, le silence s'installe. Les compagnons se figent et écoutent avec attention. Fron alerte :
- "Fana, cache la lumière de la torche voir si on voit de la lumière qui vient de quelque part ailleurs."
Fánaviryan s'accroupit pour essayer de réduire la luminosité, se retourne, cache la torche avec son corps et se met le long d'un mur. Tirash remarque au fond d'un couloir une lumière qui s'est, rapidement, éteinte.
Daëgon intervient :
- "On y va ?"
- "Est-ce qu'on va en mode discrétion, en mode attaque ? Est-ce qu'on doit se signaler maintenant qu'ils savent qu'on est là ? On sait qu'ils sont là. Peut-être qu'on pourrait demander qui ils sont. Ce serait con de se prendre une flèche et puis se serait con d'en envoyer une si on est dans le même camp." suggère Tirash en chuchotant.
- "Voilà, c'est sûr ! Je suis d'accord !" confirme Daëgon.
Tirash se tourne vers l'origine de la lumière et crie :
- "Qui va là ??"
Puis Tirash ajoute à ses compagnons en chuchotant :
- "On peut se plaquer contre les murs !"
- "Oui !" confirme Fánaviryan puis ajoute : "Tirash, tu peux, peut-être, nous identifier ?"
- "Je leur dirais bien que nous sommes à la recherche du seigneur Pellendur parce qu'à priori, il était probable qu'ils se soient réfugiés ici après un affrontement pour ses hommes." suggère Tirash.
- "Ça me semble cohérent. S'ils sont dans notre camp, ça sera bon." évoque Daëgon.
- "S'ils ne sont pas dans notre camp, de toute façon, ça ne va pas changer grand-chose." indique Tirash.
Tirash se tourne vers le couloir et crie :
- "Nous sommes à la recherche du seigneur Pellendur."
La voix de Tirash se porte en écho dans la galerie.
Puis Tirash ajoute en criant :
- "Nous arrivons de Bree."
Fánaviryan ajoute en chuchotant à Tirash :
- "Nous sommes la compagnie de l'Aurore Ecarlate."
- "Dans un troisième temps." répond Tirash.
Un cri résonne dans la galerie :
- "Qui êtes-vous ?"
- "Nous sommes la compagnie de l'aurore écarlate." répond Tirash en criant.
- "Avancez !!" répond la voix en écho.
- "Nous avançons !" répond Tirash en criant.
Fánaviryan se redresse. Tirash chuchote :
- "Daëgon, tu restes en arrière ?"
- "Oui, quelques pas en arrière."
- "À une certaine distance, quand même, pour rester dans l'ombre si la lumière s'allume." suggère Tirash.
Fánaviryan s'avance, la torche haute, Tirash la suit de près, près du mur. Fron et Daëgon restent en arrière.
Trois lumières vont apparaitre dans le couloir. En s'approchant, ils entendent du bruit provenant d'un renfoncement où ils doivent être présents. En se rapprochant, ils entendent des chuchotements. Ils aperçoivent alors une silhouette dont la tête s'illumine. En s'approchant, les compagnons comprennent que l'homme porte un casque. L'homme crie :
- "Halte !" sur un ton hésitant et craintif puis l'homme ajoute :"Venez, venez…"
Non loin, ils voient apparaitre un homme avec une torche et un autre avec un arc et deux autres hommes avec des arcs qui entrent dans la galerie.
Pendant ce temps, Fánaviryan qui brandit la torche face à elle, change, régulièrement, de main de gauche à droite. Fánaviryan pose la main droite à plat et dit :
- "Hé là ! Tout doux !!"
Les hommes marquent un temps d'arrêt. Les compagnons peuvent entendre une discussion entre eux à voix basse :
- "C'est une femme !!"
L'homme approche, de nouveau. Les compagnons finissent par le distinguer plus facilement et sa tenue laisse peu de doute sur son appartenance. Il est, en effet, vêtu d'une tenue militaire de vert et d'or comme le porte les troupes du baron Pellendur. En observant leur tenue, les quatre hommes doivent être des archers de Minas Malloth.
L'homme qui les a interpelés, au départ, d'un ton hésitant, leur demande :
- "Vous... Heu… Qu'est-ce que vous faites ici ??"
- "Hé bien, nous avions rendez-vous avec le seigneur de Minas Malloth et comme il ne s'est pas présenté et nous avons pris la route. Nous sommes tombés sur une troupe qui nous a dit qu'il était, peut-être, en difficulté dans le coin." répond Tirash.
- "Par rapport à l'arrivée de tous ces hommes des collines." ajoute Fánaviryan.
Daëgon et Fron se rapprochent tranquillement, rassurés de voir qu'il s'agit de troupes amies. Tirash signale, aussitôt :
- "Nous sommes quatre."
Les quatre hommes poussent un soupir de soulagement et disent aux membres de la compagnie de l'Aurore Ecarlate :
- "Venez par ici."
- "Nous sommes cinq mais notre compagnon nous attend dehors." annonce Fron en arrivant à hauteur de Fánaviryan et Tirash.
En arrivant dans le renfoncement, l'homme qui accompagne les quatre compagnons crie :
- "C'est bon les gars ! Vous pouvez rallumer les torches."
Plusieurs dizaines de torches vont s'allumer dans une grande salle et va éclairer, au départ, une dizaine d'hommes puis une vingtaine, une trentaine, une cinquantaine et sans doute, au final, autour d'une centaine d'hommes assis par terre dans cette salle d'une trentaine de mètres de longueur et, quasiment, autant en largeur.
Les compagnons vont remarquer que certains hommes sont blessés mais, la plupart, sont sains et saufs.
L'homme qui accompagne les membres de la compagnie de l'Aurore Ecarlate les invite à s'assoir au sol. À première vue, l'endroit devait être une grande cave puisque des restes de barriques peuvent être aperçues mais aucune n'est fonctionnelle, il ne s'agit que des restes.
Lorsque tout le monde est assis, l'homme demande, avec quelques hésitations :
- "Vous venez de Bree ?"
- "C'est bien ça, oui !" confirme Tirash.
- "Hum !" confirme Daëgon.
- "Quels sont les nouvelles ? Vous avez réussi à venir jusqu'ici, sans rencontrer d'hommes des collines ?" demande l'homme.
- "Ah non ! On en a vu…" répond Daëgon.
- "On en a, même, dégommé quelques-uns !!" ajoute Fron.
- "D'accord…" réagit l'homme.
- "Bon, par contre, la nouvelle la moins rassurante est que vous en avez un petit milieu qui est en train de venir sur Minas Malloth." annonce Fánaviryan.
Une clameur se répond parmi les hommes aux propos de Fánaviryan. Les hommes se rapprochent pour mieux entendre la conversation. Puis Daëgon demande :
- "Mais vous, qu'est-ce que vous faites ici ??"
- "Nous sommes une compagnie d'archers de Minas Malloth. Nous accompagnions des cavaliers lorsque nous avons été pris par surprise. La seule idée qui nous ait venu est de venir se protéger ici dans ces ruines. Nous sommes plusieurs à connaitre cette cache qui est, parfois, utilisée lorsque nous sommes en exploration. Là, nous avons été, malheureusement, surpris par une attaque de ces hommes des collines." répond l'homme.
- "Vous avez été séparés des cavaliers ?" demande Fron.
- "Oui ! Nous ne savons pas ce qu'ils sont devenus depuis…" répond l'homme.
- "Ils étaient combien ces hommes des collines ?" demande Daëgon.
- "Au bas mot, deux cents ou trois cents au départ. Nous avons une bonne réputation en tant qu'archer et nous avons réussi à en éliminer une partie d'entre eux. Nous sommes l'un des corps d'élite des troupes du seigneur Pellendur." explique l'homme.
- "Et vous avez dû vérifier et refaire vos flèches à l'entrée de cette cache pas si bien cachée vue qu'on vous a trouvé assez rapidement. On vous aura signalé par votre vigie notre arrivée." évoque Fánaviryan.
- "Oui ! Celui-là, là-bas, il vous a repéré. Nous ne savions pas trop quoi faire. Dans le doute, on a préféré rester cachés ici." indique l'homme en pointant du doigt un homme assis plus loin.
- "Et vos hommes ont pu se reposer. Il va être temps d'aller porter secours à Minas Malloth." annonce Fánaviryan.
- "Ah !" réagit l'homme.
- "À moins que votre commandant ait eu des ordres différents ? Vous semblez, vous-même, en charge de toute l'unité ?" demande Fánaviryan.
- "Je suis, en effet, sergent, ici mais nous avons perdu tous nos officiers." répond l'homme.
- "Ils se sont sacrifiés pour votre retraite, ça se comprend..." indique Fánaviryan.
- "Et nous ne savons que faire aujourd'hui... Ça fait vingt-quatre heures que nous sommes là." indique l'homme.
- "Et comme je disais, vous êtes reposés à présent. Vous pouvez vous ragaillardir, nous sommes avec vous !" lance Fánaviryan.
- "Ah !" réagit l'homme.
- "À combien de temps de Minas Malloth, sommes-nous ?" demande Fron.
- "Il faut bien compter six heures pour rejoindre Minas Malloth." répond l'homme.
- "Et en faisant un grand détour ?" demande Fánaviryan.
- "Et vous vous êtes fait attaquer où exactement ?" demande Daëgon.
- "Nous étions assez proches de la Vieille Route du Nord. Nous avons fui vers l'est pour rejoindre Féagil. Nous pensons que ceux que l'on a abordé, venaient d'Andrath." répond l'homme.
- "J'ai moyen de donner des informations à Fornost Erain, est-ce qu'il y a quelque chose d'autre à préciser parce que c'est assez important de dire qu'il y a une troupe sur la route du Nord mais est-ce qu'il y a d'autres choses parce que j'ai moyen de donner l'information à Fornost Erain." explique Daëgon.
- "D'accord !" réagit l'homme.
- "Donc, s'il y a d'autres choses à me dire, n'hésitez pas." ajoute Daëgon.
L'homme réfléchit quelques instants. L'un des hommes lève la main, se lève et annonce :
- "Oui, oui ! Moi, je sais qui est leur chef."
- "Ah ! Dites !" indique Daëgon.
- "Il s'appelle Cormac le rouge." répond l'homme.
- "Ah oui ! On le connait lui aussi !!" confirme Daëgon.
- "Ça me dit quelque chose..." réagit Fron.
- "Vous pensez que l'on peut atteindre Minas Malloth ? Vous êtes qui précisément ?" demande le sergent.
- "La compagnie de l'Aurore Ecarlate ! Nous nous occupons de protéger "biens et personnes" et nous avons effectué le dernier trajet entre Metraith et Bree avant que les Hommes des Collines ne bloquent la route." répond Fánaviryan.
- "Ah ! D'accord !" réagit le sergent.
- "Et nous devions effectuer un transport de marchandises en lien avec le seigneur Pellendur." précise Tirash.
- "Ah ! Vous connaissez le seigneur Pellendur !!" réagit le sergent.
- "Hé oui !" réagit Fánaviryan.
- "Bien sûr !" réagit Daëgon.
- "On l'a rencontré deux ou trois fois..." ajoute Tirash.
- "On devait le retrouver, il y a quelques jours. Il n'était pas avec vous pour nous rejoindre à Bree ?" demande Fánaviryan.
- "Non." répond le sergent.
- "On doit retrouver sa sœur aussi." ajoute Fron.
- "Ah ! Dame Pelenwen..." réagit le sergent.
- "Et vous savez où il est en ce moment ou pas du tout ?" demande Daëgon.
- "J'espère qu'il est reparti défendre la baronnie à Minas Malloth mais vous pensez pouvoir nous amener jusqu'à Minas Malloth ? Je pense que le seigneur Pellendur aura besoin de ses archers." demande le sergent.
- "Clairement !!" réagit Fánaviryan.
- "Alors, il en aura besoin. Après, nous ne savons pas si la route est sûre ou pas. Nous avons des chevaux, nous pouvons, peut-être, faire une reconnaissance et venir vous rechercher ou vous quittez votre cachette et nous partons en éclaireur, peut-être, un petit peu devant et on vous prévient si on voit des hommes des collines sur la route." propose Fron.
- "Fron ! Fron ! Fron ! Si on en voit, on va être obligé de faire demi-tour pour leur demander et leur dire attention. Je pense qu'il vaut mieux que l'on reste tous ensemble, là, maintenant. Ils ont la connaissance jusqu'à Minas Malloth. Aban aussi pour essayer de contourner. Ah ! Excusez. Aban est notre cinquième larron qui s'occupe des chevaux comme vous l'aviez précisé Fron en arrivant." explique Fánaviryan.
- "Ah, d'accord !" réagit le sergent.
- "C'est un éclaireur de Bree que nous avions croisé avec son unité qui avaient, eux-aussi, eu des mailles à partir, comme vous, avec, de moindres hommes des collines mais ils semblent tous se rassembler ! Comme je vous le disais, ils sont un millier et vous êtes une forte unité de cents hommes. Vous êtes des hommes d'élite et nous aurons l'avantage d'avoir la surprise de soutenir votre seigneur si nous réussissons à nous rapprocher de Minas Malloth. Vous avez la connaissance des lieux également pour pouvoir y arriver de manière à avoir un avantage de terrain." lance Fánaviryan avec une grande assurance.
Les hommes ont écouté avec, attention, les paroles de Fánaviryan qui ont eu un écho convainquant dans l'assemblée. La voix elfique de Fánaviryan a été entendue dans toute la salle et plusieurs voix de soldats murmurent :
- "C'est une elfe… C'est une elfe…"
Un premier "oui" se fait entendre puis un deuxième "oui !" puis un troisième, un quatrième et le "oui !" finit par résonner dans toute la salle. Pratiquement, cent "oui" se font entendre et semblent motiver les archers avec parfois, "oui, il faut y aller !!". L'inertie négative qui se dégageait dans la salle se retourne pour devenir une nouvelle mobilisation des hommes.
Fánaviryan se lève le poing levé pour montrer sa détermination. Le sergent Pierlenn se lève, également, et vient remercier Fánaviryan qui crie :
- "Allez les gars, levez-vous ! Il va falloir m'en mettre un coup !!"
Les hommes prennent leurs affaires, quittent la salle et vont remonter les galeries pour rejoindre la sortie.