
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 12:40 / 13:00 - Préparatifs des Archers - D - F - F - T - Aban - Archer de Minas Malloth - Pierlenn - Session N°143 du 15/10/2025
En arrivant aux chevaux, Fánaviryan annonce :
- "Bon ! Il va falloir faire route et, malheureusement, il ne faudrait pas qu'on se retarde avec les blessés qui pourraient rester ici en station avec un homme valide pour les défendre. Avez-vous des blessés ?"
- "Oui, en effet, Madame !" répond Pierlenn.
- "Qui peuvent difficilement se déplacer sur les cents ?"
- "Il y en a cinq qui marchent difficilement." indique Pierlenn.
- "Est-ce que vous avez repéré des barillets ou des barils ou deux grands barils, des barils moyens, on va dire, dans ces caves ?" demande Fánaviryan.
- "Ouais, il y en avait." confirme Pierlenn.
- "Ce que je me disais, vos hommes, à eux tous, il doit y avoir, à peu près, dans la compagnie une bonne vingtaine de gourdes d'huile pour vos torches quand vous vous baladez." évoque Fánaviryan.
- "Hum... Alors, on avait une petite réserve mais pas grand-chose. On a utilisé ce qu'on a pu trouver dans les ruines. Nos gourdes ont été utilisées pour l'eau." évoque Pierlenn.
- "Mais est-ce que vous pourriez voir pour récupérer les huiles qui pourraient rester entre vos hommes, histoire de pouvoir fabriquer une barrique qui puisse générer le chaos dans le rang des hommes des collines dès que nous aurons trouvé un aplomb susceptible d'être intéressant pour emmener vos hommes à la libération de Minas Malloth." lance Fánaviryan.
- "Ah... Ah…" réagit Pierlenn avec circonspection.
L'homme semble surpris et ne pas saisir l'intention de l'Elfe. Fánaviryan se tourne vers ses compagnons et leur dit :
- "Chers amis, que pensez-vous de piéger quelques barils ou barillets et pouvoir les faire descendre d'une colline pour enflammer un flanc et nous protéger."
- "On doit rejoindre Minas Malloth plus vite. Ce n'est, peut-être, pas le moment de faire des trucs comme ça." évoque Daëgon.
- "Parce que, pour le transport, ça va être compliqué, non ?" évoque Tirash.
- "Bah non. Vingt fioles, vingt gourdes, tu le fous dans un baril." suggère Fánaviryan.
- "C'est dans l'optique de défendre des blessés c'est ça ?" demande Daëgon.
- "Non ! Les blessés, ils restent ici. C'était pour récupérer du matériel des blessés parce que j'ai besoin de quelques carquois pour faire de nos chevaux des destriers." suggère Fánaviryan.
- "Ouais... D'accord… Je n'y suis pas…" réagit Daëgon.
- "On met deux sangles sur le flanc avec une lance, un carquois pour les retenir quand il y a des impacts." évoque Fánaviryan.
- "Il vaudrait mieux partir tout de suite que dans deux jours." suggère Fron.
- "Oui, mais autant avoir le matériel et les ceintures déjà c'est juste pour avoir les matériels et pouvoir faire ça sur la route." évoque Fánaviryan.
- "Qu'est-ce que tu veux faire Fánaviryan ? Je n'ai pas compris non plus ce que tu veux faire exactement…" demande Tirash.
- "Alors, deux choses. L'une, on a une centaine de mecs qui ont tous avec eux, comme nous, briquet et un peu d'huile pour enflammer des vêtements de blessés-là qui qu'on va leur demander gentiment, qu'on va mettre dans les tonneaux avec de l'huile et puis après on peut les lâcher d'un haut de côte parce qu'on va essayer d'être toujours en hauteur par rapport aux hommes des collines pour pouvoir, éventuellement, dès qu'on pourra avoir une situation privilégiée. Ce sera un bon système de défense pour éviter qui nous remontent dessus ou séparer une longue colonne par un lancer de trois barillets." suggère Fánaviryan.
- "Je pense que l'idée n'est pas mauvaise mais il en faudrait énormément pour pouvoir freiner une troupe surtout si c'est des petits barils, tu sais, ils peuvent sauter par-dessus." suggère Tirash.
- "Ouais, mais du moment que ça foute le feu dans la lande. On est en plein été sur un flanc de colline." évoque Fánaviryan.
- "Ouais, mais du coup, ça veut dire qu'on est bloqué sur notre colline après." évoque Tirash.
- "Ah... On verra…" réagit Fánaviryan.
- "Si on a le vent dans la gueule, on a la fumée." indique Tirash.
- "Ça peut nous servir aussi à être propulsé, lancer sur un endroit précis." suggère Fánaviryan.
- "Après, emmener un baril, un petit baril d'huile pour enflammer les flèches et enflammer les tentes de siège, s'ils ont décidé de siéger ou un truc comme ça d'assiéger, ça peut, peut-être, s'envisager. Mais préparer tout un bordel comme ça, trimballer tout ça..." évoque Tirash.
- "On pourrait prendre trois ou quatre barillets ou deux gros barils, je pensais mais bon. Ouais, un ou deux petits barillets comme ça, c'est autorisé…" évoque Fánaviryan.
- "Bah... S'il y en a qui sont prêts, on peut en prendre. Ouais, effectivement." propose Tirash.
- "Voilà !" confirme Fánaviryan.
- "Je pense que le mieux, est d'y aller là." suggère Tirash.
Daëgon se dirige vers les hommes et commence à donner des consignes pour que les hommes se préparent au voyage en essayant d'être le plus discret et léger dans son paquetage. Fron vient en soutien auprès de Daëgon pour les aider à préparer leurs affaires. Fron s'inquiète de savoir s'ils ont, toujours, un guetteur ce qui n'est pas le cas. Le hobbit demande à trois d'entre eux de se mettre en hauteur et de surveiller les alentours pendant que la troupe se prépare.
Le transport des blessés demande, un peu, de temps. Fánaviryan indique à ses compagnons en montrant les blessés :
- "Je proposais de laisser les blessés derrière."
- "Ouais... Vraiment laisser dans une ville à moitié fantôme, des blessés, ce n'est pas très moral…" évoque Daëgon.
- "On n'a pas le temps…" suggère Fánaviryan.
- "Ce n'est pas une histoire de temps. Il y a des gens pour les tenir, pour les faire marcher. Tu parles de temps mais tu veux récupérer des tonneaux." évoque Daëgon.
- "Là, on va y aller en marche forcée…" suggère Fánaviryan.
Lorsque Fánaviryan voit les trois guetteurs se mettre en position pour surveiller, elle intervient auprès de Fron et Daëgon et leur dit :
- "Ça aurait été, quand même, intelligent de laisser une unité en retrait, les blessés avec deux guetteurs pour les protéger."
- "C'est intelligent mais c'est assez cruel. Donc je ne préfère pas." suggère Daëgon.
- "On n'envoie pas les éclopés en première ligne. Puis là, il faut qu'on fasse de la marche forcée jusqu'à Minas Malloth, maintenant, pour les contourner, pour aller plus vite que les Hommes des Collines." évoque Fánaviryan.
- "Ils seront portés pour aller vite. Il y a bien des sergents dans la troupe." suggère Daëgon.
- "Ouais et puis, ils seront crevés en arrivant. Pour cinq transportés, tu en as dix fatigués." évoque Fánaviryan.
- "Blessé, tu aimerais bien qu'on te laisse ? Franchement ?" réagit Daëgon.
- "Six heures, ce n'est pas très long. On peut les laisser là. Moi, je suis assez favorable au fait de les laisser là. Ouais. Si on veut gagner du temps, quoi. Après, ce n'est pas à nous de décider ça, c'est à leur chef de décider ce qu'il fait de ses hommes. Donc, je pense que c'est à lui qu'il faut demander." évoque Tirash.
Fánaviryan va évoquer cette discussion auprès de Pierlenn qui va rejoindre ses hommes. Quelques minutes, il revient auprès des compagnons et indique :
- "Notre objectif était d'attendre qu'on vienne nous protéger, nous secourir. On ne savait pas trop quoi faire jusqu'alors."
- "Mais pour les blessés, vous voulez les laisser là ? Enfin, est-ce qu'ils veulent ?" demande Daëgon.
- "C'est sûr que de rester ici, ils ne vont pas être rassurés." évoque Pierlenn.
- "Bah, c'est ce que je me disais aussi." confirme Daëgon.
- "Dans ce cas, on les met sur nos chevaux sinon. Comme ça, tout est réglé. On avance vite. De toute façon, nous, on va attendre tout le monde. Donc on va marcher et puis voilà." propose Tirash.
- "Ouais, moi ça me va." confirme Daëgon.
- "On a cinq chevaux cinq blessés." indique Tirash.
- "On ne peut pas en mettre deux par cheval, un sur mon poney et puis les deux autres chevaux peuvent faire des reconnaissances, des trucs comme ça." propose Fron.
- "Oui ! Oui ! Carrément. Encore mieux. Oui à condition qu'ils puissent monter à cheval ce qui n'est, peut-être pas le cas de tous." évoque Tirash.
- "On va faire en sorte qu'ils le puissent, je vais causer avec mes hommes." évoque Pierlenn.
- "J'ai proposé mon poney mais je ne sais pas si quelqu'un tient dessus." évoque Fron.
- "Avec un blessé, ça pourrait le faire, je pense surtout s'il ne galope pas…" évoque Pierlenn.
- "Ou alors, on prend un autre cheval et moi, je fais les reconnaissances mais je suis moins grand pour les reconnaissances." évoque Fron.
- "Et puis tu vas moins vite aussi." évoque Tirash.
- "Dans ce cas, je vais en parler à mes hommes." évoque Pierlenn avec un certain fatalisme.
Pierlenn va s'éloigner et discuter avec les Archers de Minas Malloth. Pendant ce temps, Tirash va discuter avec Aban de la topographie autour de Minas Malloth pour connaitre les lieux avant d'arriver. Aban évoque la très belle forteresse qui est située dans une vallée encaissée de hautes collines entourent Minas Malloth, les huit collines où sont situées des fortins pour protéger la région. Le terrain sera de plus en plus accidenté en progressant vers le sud. Aban estime qu'il faudra six heures de marche pour rejoindre Minas Malloth. Une seule route amène à Minas Malloth par la Vieille Route du Nord. Pour y arriver, il faudra progresser par des chemins étroits et éviter la route. Fánaviryan intervient :
- "Il faudrait l'intervention de la cavalerie."
- "Après je pense qu'on va éviter la route puisque cette route amène à la vieille route du nord et comme vous le savez, la vieille route du nord est, actuellement, investie par les Hommes des Collines. Minas Malloth pourrait être pris en tenaille si les Hommes des Collines d'Andrath viennent du sud. Lorsque nous venions de Bree, nous les avons croisés venant du sud. Il n'y a aucun moyen d'arriver sur la route de Minas Malloth si ce n'est par les chemins de collines que nous allons emprunter." évoque Aban.
- "Au niveau de la végétation, on va avoir plus de végétation en allant vers le sud pour se cacher ou c'est comme ici ?" demande Daëgon.
- "Il y a un peu plus. C'est, un peu, plus boisé surtout autour de Minas Malloth." évoque Aban.
- "D'accord !" réagit Daëgon.
- "Mais, globalement, toutes les premières heures qu'on va faire, vont être avec la même végétation que les collines qu'on a emprunté pendant toute la matinée et les deux dernières heures vont être, un peu, plus difficiles dans le sens où on va être sur des chemins plus escarpés." indique Aban.
Puis l'éclaireur réfléchit quelques instants puis ajoute :
- "Je pense que je vous aie, à peu près, tout dit à moins que vous ayez d'autres questions."
- "Non, non, ça semble assez clair." indique Daëgon.
- "Hum !" évoque Fron.
Quelques temps après, Pierlenn revient voir les compagnons et leur dit :
- "J'ai quatre de mes hommes qui sont prêts à rester ici. Deux qui sont blessés, qui n'ont pas le courage de bouger et deux qui sont prêts à rester pour les protéger. Ça vous convient ?"
- "Bah si c'est eux qui décident, moi, il n'y a pas de souci." évoque Daëgon.
- "Pour les blessés, je peux leur emprunter leur carquois et puis redonner des flèches à ceux qui les protègent et des ceintures en cuir, j'en ai besoin." évoque Fánaviryan.
- "Je devrais pouvoir vous obtenir ça." confirme Pierlenn.
Quelques minutes plus tard, Pierlenn va fournir à Fánaviryan trois carquois. Pendant ce temps, les archers se préparent au voyage et viennent remplir leurs gourdes dans la rivière.
Avant de partir, Pierlenn revient voir les compagnons et leur demande :
- "Est-ce que vous voulez dire un mot avant qu'on parte auprès de nos hommes ?"
- "Ah qui s'y colle ?" demande Daëgon.
- "C'est Tirash qui s'en sort bien pour galvaniser en général." suggère Fánaviryan.
- "Ouais..." réagit Tirash avec un doute.
- "Moi, je ne me sens pas…" réagit Fron.
- "Bon, allez, je m'y colle !" annonce Fánaviryan.
Pierlenn va rassembler ses hommes en proposant à aux compagnons de se mettre sur une butte rocheuse. Les archers vont, alors, se mettre en cercle et écoutent Fánaviryan qui prend la parole :
- "Oyez, oyez soldat de Minas Malloth ! Aujourd'hui est un grand jour. La compagnie de l'Aurore Ecarlate et vous-mêmes qui avaient rencontré ces hommes des collines, on y a tous goûté et on en reveut pour protéger Minas Malloth. Alors, on va y aller. On va être discrets. On va arriver par le haut là où Minas Malloth aura besoin et on va les clouer sur place de tout morceau de bois qu'on va récupérer sur la route. Vous êtes le rempart de Minas Malloth, les soldats de la nature cachés dans les buissons, prêts à intervenir pour arrêter la horde sauvage."
Son discours est franc et direct, redonne du moral aux hommes qui acquiescent. À la fin du discours, l'un d'entre eux lève la main. Fánaviryan l'interpelle :
- "Dis-moi Soldat !"
- "Oui, madame... Vous comptez faire comment pour nous amener jusqu'à Minas Malloth ?" demande le soldat.
- "Nous avons la crème des éclaireurs qui nous vient de Bree. Je vous présente Aban." répond Fánaviryan sur un ton militaire.
Aban lève très discrètement la main et dit :
- "C'est moi."
- "Il a déjà occis plusieurs hommes des Collines comme vous. Nous arriverons avant la nuit et demain l'aube sera écarlate du sang que nous ferons verser." lance Fánaviryan.
Fánaviryan se tourne vers Daëgon et lui dit :
- "Ce serait bien qu'on on leur propose d'être capitaine temporaire de quatre unités, une devant, deux au milieu et une derrière."
- "Oui, oui… Je suppose qu'il faut qu'on se sépare en plusieurs groupes avec des cavaliers qui vont faire des écarts." suggère Daëgon.
- "Ouais ! Tu présentes la sauce ?" propose Fánaviryan.
- "Oui, oui, oui…" confirme Daëgon.
Daëgon prend la parole et explique le projet, les intentions, les consignes de sécurité et l'organisation envisagée. Les propos du Dùnedain sont clairs et semblent être bien compris par les archers.
Lorsque les archers préparent leur paquetage, Fánaviryan suggère :
- "Daëgon, je te vois sur l'avant avec deux unités. Je m'occupe de celle de l'arrière. Fron au milieu avec le sergent et les blessés."
- "Ouais, on peut faire ça. Qu'est-ce que tu en penses Tirash ?" demande Daëgon.
- "Tirash pourrait, peut-être, avoir une troupe plus légère avec deux cavaliers et les cinq plus rapides et plus agiles de la troupe à pied en escorte." suggère Fánaviryan.
- "Redites-moi ça." demande Tirash.
- "En gros, toi, tu es sur une petite unité d'éclaireur." explique Fánaviryan.
- "Ouais !" confirme Tirash.
- "Deux à cheval avec Aban." indique Fánaviryan.
- "Je ne suis pas le meilleur cavalier de la troupe…" évoque Tirash.
- "Ouais, mais c'est Aban. On met Aban." évoque Fánaviryan.
- "On ne met pas une unité, on met un homme ou deux mais pas une unité. Les autres, ils sont à pied." indique Fron.
- "De toute façon, on n'a pas de chevaux." évoque Tirash.
- "On a deux chevaux. Oui, c'est ces deux-là qui sont devant." évoque Fánaviryan.
- "On a trois blessés à prendre en charge et on a quatre chevaux et un poney." évoque Daëgon.
- "Moi, je laisse Zëbúth porter un gros costaud abîmé. Moi, je fais l'arrière-garde." évoque Fánaviryan.
- "Avec Zëbúth, tu peux lui mettre deux blessés dessus même, je pense." évoque Fron.
- "Ouais... Mais je ne veux pas trop le fatiguer si je dois charger avec lui." indique Fánaviryan puis indique : "Je vais rassembler trente hommes pour organiser l'arrière-garde.
- "Tu pourrais mettre deux, trois hommes qui surveillent, constamment, derrière." suggère Fron.
- "Et qui remontent, oui, une petite équipe tournante de quatre." indique Fánaviryan.
- "Juste, à surveiller en fait, pas qui restent dans le groupe mais qui regardent." suggère Fron.
- "En faisant plus élaboré, on peut dire qu'il y a des hommes qui peuvent rester en arrière puis remonter en courant après en disant : "c'est bon, on n'est pas suivi". Et puis, c'est, après, une autre équipe qui reste en arrière. À ce moment-là, ça nous garantit un tampon pour éviter une surprise. Et puis, ça les stimulera, ça fera du relais. J'y participerai aussi. Et puis, comme ça, ça dynamise, un peu, l'arrière-garde." expose Fánaviryan.
- "Ou sinon, juste, un groupe, deux ou trois, qui restent, je ne sais pas, deux cents mètres derrière qui restent en vue en fait." suggère Fron.
- "Ah c'est, à peu près, ce que je viens de dire, je crois..." réagit Fánaviryan.
- "Sauf qu'il n'y a pas besoin de faire des allers-retours tout le temps." évoque Fron.
- "Non ! Ils rattrapent après. Ce n'est pas une histoire d'aller-retour. Tu as un chariot qui avance, il y a des gens qui descendent, le chariot, il avance, après ils courent, ils remontent et là, il y a d'autres gens qui descendent et voilà." explique Fánaviryan.
- "Autant que ce soit toujours les mêmes." évoque Fron.
- "Vu qu'on va toujours tous au même rythme, effectivement, ça ne me semble pas gênant que ce soit les mêmes." ajoute Tirash.
- "Mais non ! Tu fais ça sur dix, ils sont moins fatigués et puis ça stimule la troupe, ça tourne." explique Fánaviryan.
- "Mais ça ne fatigue pas. Ça fatigue plus d'aller courir qu'ils restent derrière à même distance." évoque Fron.
Daëgon va donner l'ordre de se mettre en marche. Chaque archer va venir se placer dans son ordre de marche.
À l'arrière, Fánaviryan va expliquer à ses hommes que tous les cinq cents mètres, dix hommes restent en arrière puis remontent rejoindre les hommes puis dix nouveaux hommes font la même chose.
Fánaviryan met en place un roulement avec dix à l'arrière et pour les vingt autres, elle essaie de les coordonner en deux / dix, dix archers qui marchent en colonne à gauche et dix à droite en colonne également. Fánaviryan leur dit :
- "Je vais vous apprendre à compter jusqu'à trois. Et donc l'unité A à un, elle encoche, à deux, elle tire et l'unité B, elle encoche et à trois, l'unité B encoche et l'unité A avance et encoche gauche, encoche droite."
Les hommes commencent à sortir des flèches, Fánaviryan les arrête, aussitôt et leur dit :
- "Non, vous ne les balancez pas pour de vrai les flèches. C'est un entraînement. C'est pour vous entraîner à défendre les côtés comme ça vous êtes autant à vingt à droite qu'à vingt à gauche."
Fánaviryan est inspirée dans sa manière d'aborder sa tactique auprès des trente hommes. La technique semble vraiment adaptée à la situation actuelle et les hommes ont bien compris les intentions de Fánaviryan.
Au centre, Fron dirige une troupe d'un peu plus de quarante hommes. La Compagnie de l'Aurore Ecarlate étant venu leur remonter le moral, ils écoutent, attentivement, les ordres donnés par tous leurs membres même par Fron Sacquet le Hobbit. Les blessés ont été installés sur les deux chevaux et le poney de Fron et sont positionnés au milieu des hommes qui sont positionnés en ordre de marche, dans une certaine discipline. Aux quatre coins de sa colonne d'hommes, Fron y positionne huit hommes, deux à chaque coin qui doivent être à l'affût, en observations de leur environnement respectif. L'un des deux doit surveiller les côtés pour repérer la présence d'hommes des collines tandis que l'autre doit rechercher, à chaque fois, des zones de repli pour se protéger en cas d'attaque. Les consignes de Fron sont respectées et semblent avoir été comprises par les archers.
Avant de partir, Daëgon va expliquer auprès de la vingtaine d'hommes présents, les consignes :
- "Nous, on va ouvrir la route. Donc s'il y a quelque chose devant nous, il faut qu'on soit assez discret. Si on a un contact avec l'ennemis, on s'arrête et on déclenche un déluge de flèche jusqu'à ce que l'unité derrière vienne nous nous supporter."
Régulièrement, Daëgon demande à ses hommes d'aller, en éclaireur, devant, sur les côtés pour vérifier que la piste est sûre ou qu'aucun danger n'est présent. Plusieurs archers se montrent prêts à partir en avant, évoquant une fatigue moindre, une plus grande assurance ou une meilleure connaissance du territoire.
Aban et Tirash vont se voir confier les deux derniers chevaux et vont ouvrir la marche en allant devant. Tirash demande à Aban et Daëgon :
- "On est bien sur un chemin, on va rester sur un chemin où il va falloir sortir du chemin ? Il va y avoir des embranchements parce que s'il n'y a pas de danger, c'est un peu con qu'on soit obligé de revenir alors que ce serait pas mal qu'on prenne un peu d'avance pour essayer de prendre les devants justement quitte à changer de direction parce qu'on voit qu'il y a une troupe d'homme des collines à un endroit et qu'on sait qu'on ne va pas pouvoir passer là. Donc si on reste sur un chemin, est-ce qu'on convient d'un signe Daëgon, là, que tu pourras interpréter pour savoir s'il faut prendre à droite, à gauche, un truc fiable qu'on n'ait pas à faire demi-tour juste pour vous indiquer qu'il faut prendre à droite dans deux cents mètres."
- "Une flèche ? Tu prends un carquois plein de flèches ?" suggère Daëgon.
- "Ouais ! J'ai des flèches en rab moi." indique Tirash.
- "Je pense que tu poses une flèche. Elles sont identifiables, je suppose ?" demande Daëgon.
Tirash montre ses flèches à Daëgon puis indique :
- "J'ai deux carquois pour être précis. Oui, une flèche, ça peut être bien, une flèche posée dans la direction en plein milieu du chemin ou on la met sur la droite du chemin, tu vois. Peut-être pas en plein milieu, histoire que s'il y a quelqu'un qui passe. Non, il faut qu'elle se voit."
- "Ouais. Ouais…" confirme Daëgon.
- "Plus au milieu du chemin. Ouais ! Et au milieu du chemin, juste pour réfléchir à une manière d'être sûr qu'elle ne va pas bouger ou un truc comme ça. Non, au milieu du chemin." réfléchit Tirash.
- "Sinon, tu traces une flèche sur le chemin." suggère Daëgon.
- "Non, non. Au milieu du chemin, tu ramasses les flèches.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 12:10 / 12:40 - Sortie de Féagil - D - F - F - T - Aban - Archer de Minas Malloth - Pierlenn - Session N°142 du 29/09/2025
En remontant à la surface, les membres de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate vont diriger les hommes hors de la ville et rejoindre Aban qui indique :
- "Je n'ai rien vu. Tout a été calme."
Fánaviryan va voir le sergent Pierlenn et lui dit :
- "Pour vos hommes les plus blessés, peut-être qu'il y en a trois ou quatre qui pourraient rester ici en sentinelles et, de toute façon, on reviendra les chercher."
Daëgon réunit ses compagnons et dit :
- "Je vous propose ce message pour la grive : ""Sommes à Féagil. Avons trouvé une compagnie de 100 archers en déroute, séparée de la cavalerie par 200 hommes des collines menés par Cormac le rouge. Toujours pas localisé Pellendur. Allons probablement tenter de regagner Minas Malloth." Qu'en pensez-vous ?"
- "Tu peux virer le probablement !" suggère Fánaviryan.
- "Oui, en effet !" confirme Daëgon.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 10:45 / 11:30 - Exploration des Ruines - D - F - F - T - Aban - Session N°142 du 29/09/2025
Le silence règne dans les ruines et autour de l'ancienne cité de Féagil. Tirash observe, avec attention, les alentours craignant l'arrivée d'hommes des collines. Les ruines de la cité semblent très calmes, aucun bruit, aucun mouvement. Au loin, bien après le sommet des collines, les compagnons peuvent apercevoir des fumées qui montent dans le ciel, à plusieurs endroits et, surtout, en direction du sud, sans doute, à plusieurs kilomètres de distance.
Avec le souvenir des histoires de sa famille, Daëgon peut évoquer quelques détails sur cette ancienne cité, capitale de la baronnie du Tyrn Gorthad, aujourd'hui, abandonnée. Des membres de sa famille étaient présents lorsque la ville a été pillée par les troupes du Roi-Sorcier.
Les compagnons en profitent pour se changer, enlever la tenue des hommes des collines pour reprendre leurs vêtements.
Daëgon observe l'ancienne ville dont une grande partie de son architecture reste, encore, bien visible avec ses hautes tours, nombreuses dans la ville haute. La plupart des hauts édifices sont difficilement accessibles, les escaliers ou les étages intermédiaires se sont écroulés et ne permettent plus de progresser dans les étages.
Tirash propose une halte. Les compagnons vont regarder autour d'eux et choisir un bâtiment en ruine situé à proximité pour y mettre les chevaux, resté, en partie, discrets et sortir les provisions pour les partager et observer, dans le même temps, les ruines en restant éloignés. Les membres de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate vont s'assoir, se reposer quelques instants et observer les ruines.
Fron signale :
- "S'il faut faire une reconnaissance discrète, je veux bien y aller…"
- "On n'y est pas encore…" répond Fánaviryan.
Dans les premiers temps où ils observent les ruines, ils ne voient aucun mouvement, aucun signe de vie. Toutefois, en scrutant avec attention, ils finissent par déceler dans une tour en ruine, à plus d'une vingtaine de mètres en hauteur, une silhouette qui est en observation. La personne s'est camouflée dans la tour mais a fini par être remarquée par les yeux perçants des compagnons de l'Aurore Ecarlate. Daëgon finit par remarquer que l'homme possède un arc en main.
La silhouette a, rapidement, disparu. Selon son mouvement, elle a dû descendre de la tour. Fánaviryan réagit en indiquant qu'il est impossible que la personne ait pu descendre de la tour. Tirash estime que la silhouette a dû descendre dans un endroit précis qu'il a repéré dans les ruines.
Daëgon demande :
- "Vous pensez qu'il nous a vu ?"
- "Il est, sans doute, descendu parce qu'il nous a vu pour prévenir les gens qui sont avec lui." répond Tirash.
- "C'est possible, oui surtout qu'il s'est précipité pour redescendre. Il veut donner l'alerte vite, peut-être... Après, ce n'est pas grave." confirme Daëgon.
- "Oui ! Il a eu peur de nous et il a sauté ! Il n'avait pas la possibilité de pouvoir redescendre..." évalue Fánaviryan.
- "Je suis assez d'avis de suivre Tirash." suggère Daëgon.
L'accès à la ville haute est assez difficile d'accès. Les escaliers ont été détruit ou recouverts par la végétation. Les compagnons vont devoir escaler certaines parois pour y accéder. Ils ne peuvent donc continuer avec les chevaux. Fánaviryan indique :
- "Moi, je veux bien m'occuper des chevaux, les parquer, les mettre à l'abris et à la vue des collines."
- "Il faut que l'on trouve un coin où les laisser pour aller, librement, explorer les ruines et pouvoir les récupérer après." suggère Daëgon.
- "Une maison sans toit, un lieu qu'avec des murs qui ne soit pas visible de l'extérieur." suggère Fánaviryan.
- "Il y a des espèces de caveaux à flanc de colline." évoque Daëgon.
- "Les arcades ?" demande Fánaviryan.
- "Oui, c'est ça !" confirme Daëgon.
Les compagnons vont reprendre la marche et s'engager dans les ruines, dans la partie basse. Ils sont attentifs au moindre bruit et observent les arcades de la ville basse.
Tirash est celui qui est le plus à l'aise pour progresser dans les ruines. Le sol est, parfois, traitre, des pierres glissantes, un sol meuble peut être recouvert par la végétation. Fánaviryan et Fron avancent sans trop de difficultés. Daëgon semble le moins à son aisance dans cet environnement urbain en ruine.
Après une dizaine de minutes de marche, ils vont trouver un bâtiment en ruine, sans doute, une ancienne auberge dont les murs sont solidement ancrés au sol. Le toit est détruit depuis longtemps et l'intérieur offre de larges espaces pour accueillir des chevaux. Daëgon inspecte les lieux et annonce :
- "Ça me semble pas mal…"
- "Si vous voulez, je peux rester ici surveiller les chevaux." propose Aban.
- "Tu ne connais pas plus que ça la ville ?" demande Tirash.
- "Non." répond Aban.
- "Tu la connais de réputation mais c'est tout…" indique Daëgon.
- "Oui, en effet, je connais Féagil mais je n'avais pas eu l'occasion d'accéder jusque-là." indique Aban.
- "Ecoute, pourquoi pas… Peut-être que l'on peut sonner un coup de cor si on est en difficulté. S'il faut que tu détaches les chevaux parce que l'on a du monde au cul. On peut se dire ça. Vous en pensez quoi ?" suggère Tirash.
- "D'accord !" confirme Aban.
- "Si, nous, on fait un coup de cor, tu ne sauras pas où on est dans la ville, alors que si c'est lui qui fait un coup de cor, on saura qu'il y a un problème au niveau des chevaux. On est plus nombreux, il vaut mieux lui laisser le cor." suggère Fánaviryan.
- "S'il fait un coup de cor, il ne va pas y avoir mille cinq cents hommes des collines qui vont débarquer ?" suggère Fron.
- "Un petit coup de cor. On est d'accord sur l'intensité du son à produire avec le cor. Qu'en pensez-vous de lui laisser le cor pour nous prévenir ?" demande Fánaviryan.
- "Ce n'est pas con…" réagit Daëgon.
- "Pour nous prévenir s'il se passe quoi ?" demande Tirash.
- "S'il y a un problème au niveau des chevaux parce que nous, si on est dans la ville, et qu'on a un problème, il ne saura pas où nous trouver alors que s'il y a un problème au niveau des chevaux et qu'il y a un coup de cor, là, on saura où aller." explique Fánaviryan.
- "Oui, je ne trouve pas ça idiot…" réagit Daëgon.
- "Le souci est que si Aban sonne un coup de cor, ça peut attirer des gens jusqu'aux chevaux et, après, on n'en a plus…" estime Tirash.
- "Non mais ça veut dire, déjà, qu'il y a urgence !" indique Fánaviryan.
- "C'est qu'il y a, déjà, un problème…" indique Daëgon.
- "Bah, pourquoi pas…" confirme Tirash.
- "Oui ! C'est noté ! Je vais garder les chevaux." confirme Aban.
- "On revient te chercher dès qu'on a fini." indique Daëgon.
- "D'accord !" confirme Aban.
- "Et ne confond pas d'éventuels hommes de Pellendur à des hommes des Collines. Identifie-toi." conseille Fánaviryan.
- "Oui, j'en connais quelques-uns. Je pense pouvoir faire la différence entre les deux..." réagit Aban.
- "C'était une boutade... Tu te doutes depuis que l'on se connait..." indique Fánaviryan.
- "Je ne connais pas encore bien l'humour elfique mais je commence à le cerner.
Fánaviryan va récupérer le cor dans la sacoche de Zëbúth, le donne à Aban qui, pendant ce temps, a planté au sol son épée ainsi que plusieurs flèches. Daëgon et Fánaviryan vont récupérer une corde sur leur cheval. Daëgon, Fron et Tirash prennent, uniquement, son carquois avec ses flèches, son arc et son épée. Fánaviryan sort son tabard Wesmin et invite ses compagnons à en faire de même. Daëgon et Tirash sortent le leur et l'enfilent. Tirash prend, également, avec lui une torche et plusieurs bougies. Fánaviryan prend son briquet et silex.
Daëgon, Fron, Tirash et Fánaviryan quittent l'abri d'Aban pour rejoindre la partie haute de la ville. Les escaliers ayant été détruits ou recouverts par la végétation, les compagnons doivent escalader certains murs ou s'accrocher à des plantes pour progresser.
En prenant en compte les indications de Tirash qui avait repéré la zone où la silhouette avait dû descendre, les compagnons vont devoir faire des efforts pour arriver dans la ville haute. Au démarrage, Fron a du mal à rester à hauteur des autres compagnons. Daëgon qui a plus d'aisance, va aider le Hobbit à grimper les premiers mètres. Fron parvient, ensuite, à grimper de lui-même. Fánaviryan qui, avec sa taille, a plus de facilités, va aider Tirash et lui donner, à deux reprises, la main pour l'aider à monter puis va aider Fron à monter au dernier palier.
En arrivant à l'entrée de la ville haute, les compagnons peuvent contempler la partie nord de la ville, des ruines qui sont situées de l'autre côté de la rivière et observer les hautes tours, partiellement, en ruines. Dans la ville haute, plusieurs rues sont praticables parmi les tours. L'une de celles-ci est, selon Tirash, celle qu'il faut emprunter pour arriver à l'objectif d'atteindre la tour où était l'observateur inconnu. La largeur de ruelle permet d'y progresser à deux de front.
Tirash demande :
- "Bon ! Du coup, ça serait par là. On y va ? Dans quel ordre ? On fait comme si on avait vu personne ? On bande nos arcs ?"
- "Moi, je suis archer, je reste derrière." avertit Daëgon.
- "Fron, tu passes devant comme tu es petit, l'archer peut tirer par-dessus ?" suggère Tirash.
- "Fánaviryan est bien pour être devant." suggère Daëgon.
- "Oui, Fana peut être bien devant." confirme Tirash.
- "Oui !!" confirme Fánaviryan.
- "Eventuellement, je peux aller devant aussi." propose Tirash.
- "Comme vous voulez. Moi, je suis l'arrière-garde." indique Daëgon.
- "Je vais aller devant." confirme Fánaviryan.
- "Je vais me mettre devant Daëgon." indique Fron.
Daëgon et Fron ont leur arc à la main. Fánaviryan progresse avec les deux mains de libre et Tirash l'épée dans une main. L'atmosphère est pesante dans la ruelle. Aucun son ne vient troubler les bruits de pas des compagnons. Les hautes tours réduisent la lumière du jour. Certaines tours sont partiellement détruites et de nombreux gravas sont au sol. Les compagnons doivent, donc, être vigilants à chaque pas pour ne pas chuter sur une pierre.
Rapidement, Tirash repère la tour et indique à Fánaviryan le chemin à emprunter pour y arriver. Ils vont devoir grimper sur des gravats, des blocs de pierre qui se sont détachées des tours et qu'il faut escalader pour maintenir le cap. Tirash est celui qui se débrouille le mieux dans cet environnement, il grimpe sans aucune difficulté et sait, parfaitement, le chemin à emprunter. Seul Daëgon met plus de temps à grimper les amas rocheux. Il doit, parfois, s'y reprendre à plusieurs reprises pour rejoindre ses compagnons qui doivent ralentir l'allure pour garder la même distance entre eux.
Lors de leur progression, Tirash va apercevoir des traces de sang au sol. Aussitôt, il avertit ses compagnons qui viennent voir les quelques traces rouges au sol. Le sang est complètement sec en surface, il a pris une teinte brun-foncée, en grattant un peu, selon Daëgon, il est assez récent, au maximum, d'une journée, vingt-quatre heures. Il ne s'agit pas d'une blessure due à la pierre mais l'écoulement d'une blessure qui est tombée à cet endroit. Il est fort possible que d'autres traces soient visibles sur le chemin.
Les quatre compagnons vont suivre les traces de sang. Fron et Tirash arrivent à repérer les traces. Tirash constate que ces traces suivent la direction qu'il veut emprunter.
Le 11 de Úrui de l'An 1640 - 10:05 / 10:45 - Arrivée dans les Ruines - D - F - F - T - Aban - Session N°141 du 22/09/2025
Les compagnons reprennent leur progression. Ils vont descendre la colline, laissant, derrière eux, l'arbre du guetteur. Lorsqu'ils sont dans la vallée, ils vont remarquer une ancienne route qui a été envahie par la végétation. Les ronces et plantes sauvages ont effacé les traces des anciennes civilisations ayant prospérées par le passé.
Fánaviryan suggère de relever la végétation en particulier les ronces avec les lances plutôt que de les couper pour éviter de laisser des traces de leur passage. Daëgon suggère de le faire, surtout, au début.
Ils vont commencer à apercevoir des constructions humaines, de vieux murets, des fondations, pans de murs envahis par la végétation. Les lieux ont été abandonnés depuis plus d'un siècle.
Après une progression assez difficile pendant une dizaine de minutes, le chemin va commencer à s'élargir, la végétation est moins dense. Ils arrivent, alors, dans une vallée qui amène dans une ancienne ville, partiellement, en ruine. Une partie des bâtiments sont recouverts de végétation ou se sont effondrés. La partie haute de la ville reste, en partie, conservée.
Une légère brise s'engouffre dans la vallée mais aucun son d'oiseau ne vient perturber ce relatif silence. Aucun signe n'indique la présence d'êtres humains, hommes des collines, hommes de Minas Malloth ou de locaux. L'impression qui se dégage est d'être arrivé dans un tombeau.
Aban indique :
- "Ce sont les ruines de Féagil..."
- "Tu les connais ?" demande Daëgon.
- "Je ne les ai jamais visitées... C'est un lieu qu'on évite." répond Aban.
- "D'accord..." réagit Daëgon.
- "Pour tout vous dire, je n'ai jamais été aussi près de ces ruines. Vu tout ce qu'on raconte, tous les drames qu'il a pu y avoir ici, on évite de passer par ici..." évoque Aban.
- "Les drames ?" demande Fánaviryan.
- "J'ai toujours évité cet endroit." indique Aban.
- "Un de mes ancêtres a participé à la bataille de Féagil, il y a deux cents ans. Les troupes du Roi-Sorcier d'Angmar sont venus ici et ont mis à sac la ville, ont massacré la population locale. De terribles massacres ont été perpétués ici. Depuis la région est évitée. Il s'agissait de la capitale de la baronnie du Tyrn Gorthad avant que Minas Malloth en devienne la capitale. La ville était un lieu de savoir, avec un développement culturel avancé et développé dans le Nord des Terres du Milieu et n'avait pas de systèmes de défense développés. Lorsque cette ville avait été construite, au Deuxième Âge, les Nùménoréens avaient voulu développer une architecture originale, haute dans le ciel, des tours fines et pointues. Les Nùménoréens ont voulu montrer tout leur savoir-faire avec une architecture assez originale. Le Roi-Sorcier a essayé de détruire cette ville, mais de nombreux bâtiments ont résisté. N'ayant pas les moyens de détruire les bâtiments, ils ont massacré les habitants avec plus d'ardeur." explique Daëgon.
- "Merci Daëgon pour cette histoire sur les Nùménoréens, j'ai bien aimé !!" réagit Fánaviryan.
Les compagnons restent, quelques minutes, à observer les lieux et reprennent un regain d'énergie face à la beauté de ces lieux et aux exploits architecturaux réalisés à l'époque. Tous les compagnons ressentent un hommage aux propos évoqués par Daëgon mis à part Fron qui reste insensible à ce lieu.
Daëgon demande :
- "On fait quoi à présent ?"
- "Il faut vérifier qu'ils ne soient pas installés ici." répond Fánaviryan.
- "C'est fait ! Il faut qu'on aille voir dans les ruines s'il y a des troupes ou pas." évoque Daëgon.
- "Il ne veut mieux pas qu'on y aille avec des lances et vaut mieux qu'on y aille avec nos tabards." suggère Fánaviryan.
- "Oui." confirme Daëgon.
Aban et Daëgon profite de cette pause pour se changer et mettre leur tenue de voyage. Lorsqu'il est habillé, Daëgon revient voir ses compagnons et leur dit :
- "Je propose d'aller à la ville et puis de regarder s'il y a du monde, éventuellement, de grimper sur une tour pour voir ce qu'on voit aux alentours. On voit ce qui se passe sur place."
- "Ouais !" confirme Tirash.
Les compagnons commencent à avancer doucement en étant sur leur garde en contemplant les majestueuses ruines.
Archet (Pays de Bree) :
Bourg d'eau (Comté) :
Bourg Maresque (Soldur) (Comté) :
Bree (Pays de Bree) :
Grand'Cave / Grand-Creux (Comté) :
Hobbitebourg (Comté) :
Lagrenouillère (Anserive) (Comté) :
Marais des Eaux-des-Moucherons (Pays de Bree) :
Nan Malloth (Cardolan) :
Nan Tùrath (Arthedain) :
Plaine du Thalion (Cardolan) :
Pont des Arbalètes (Pont du Brandevin) (Comté) :
Staddle (Pays de Bree) :
Taur Iaur (Vieille Forêt) (Cardolan) :
Tyrn Hyarmen (Hauts Méridionaux, Hauts du Sud) (Cardolan) :
Vallée de l'Eaubelle (Comté) :
Vert-Aimant (Comté) :