[AU] Partie du 1er septembre 2021 - N°43 - 9 Norui 1640

Campagne dans les Terres du Milieu

[AU] Partie du 1er septembre 2021 - N°43 - 9 Norui 1640

Messagepar Rico the Hobbit » Sam 4 Sep 2021 08:25

Le 9 de Norui de l'An 1640

Une fois seuls, Daëgon demande :
- "On va enquêter au bordel ou bien ?? Il faut que l'on arrive à innocenter Golasgil... enfin Astatur !!"
- "Ah, oui, un petit tour au bordel me semble une bonne idée !" répond Fànaviryan.
- "Il faudrait que l'on trouve un témoignage ou quelque chose." souligne Daëgon.
- "Il faudra qu'à un moment, on retrouve aussi le riche arrière-petit-fils du régent de la ville, Hallas, qui connaissait Astatur et puis, demain matin, il faut que l'on aille récupérer les armes au guet et que l'on trouve le mendiant, le gamin qui sait où est Oërlis." propose Tirash.
- "Et il est à l'entrée de la ville, je l'ai renvoyé là-bas, Hrefn." indique Fànaviryan.
- "Oërlis a pu me dire qu'il allait dans un endroit sûr." confie Selenia.
- "Il y a des chances pour qu'il prenne contact avec Hrefn. On saura plus ça demain ou tout à l'heure si on passe à la porte. Déjà, descendons dans la ville parce que l'on ne sait pas du tout où est cet établissement, la maison d'Oget. Pour aller en ville, je serais d'avis de me changer un peu..." suggère Fànaviryan.
- "Tu as raison, il est intéressant que l'on passe nos plus belles tenues ! Est-ce que l'on passe par le chariot pour récupérer les armes ou pas ?" confirme Tirash.
- "Ça, c'est chaud, ça non ?" réagit Daëgon.
- "En sachant que l'on a rendez-vous demain, ce n'est, peut-être pas, le moment de faire les cons..." analyse Tirash.
- "Ouais" confirme Daëgon.
- "Exactement ! Ce n'est pas le moment d'en rajouter." confirme Fànaviryan.
- "Je pense aussi." conclut Tirash.

Tirash se déshabille et enfile son autre tenue de voyage puis lance :
- "Est-ce que l'on va au bordel prendre des infos ? C'est la bonne heure..."
- "Oui, je suis d'accord pour aller au bordel !" annonce Fànaviryan.
- "Vous vous rappelez que dans le chariot, on a, après, je ne sais pas si c'est une bonne idée mais l'on a deux culottes de velours, deux paires de souliers et trois chemises en lin ainsi que deux robes estivales et un manteau de laine et cinq mouchoirs brodés. Et du coup, pour s'habiller mieux, ça serait un peu mieux !" propose Tirash.

Les quatre compagnons sortent de la chambre par le couloir des chambres, sortent de l'auberge et se dirigent vers les écuries. Non loin de l'auberge, ils remarquent trois gardes, des Frères de la Mort qui patrouillent dans le secteur. Ils regardent attentivement mais relativement discrètement à l'intérieur de l'écurie puis longent l'auberge.

Dans les écuries, ils trouvent leur chariot avec, à proximité, les deux montures, Zëbúth et Barägouin ainsi que la mule. Non loin, le chariot d'Astatur est présent et les compagnons remarquent que la porte d'entrée à l'intérieur a été défoncée. Alors Tirash indique :
- "Ah mais il y a peut-être des fringues dans la loge d'Astatur. Il ne nous en voudra pas si on lui emprunte des affaires pour l'aider."
- "Ouais, enfin, ses affaires ont l'air d'avoir été confisquées... On peut toujours regarder." affirme Daëgon.

Tirash et Daëgon vont pénétrer dans le chariot et constater un saccage du mobilier et les vêtements ainsi que les affaires personnelles du marchand ont été pris. Daëgon trouve juste une botte du pied droit mais pas l'autre. Une bonne partie de l'intérieur serait à refaire avec le saccage opéré. Au même moment, Selenia, en ayant vu les gardes passer, se souvient de la cachette d'Oërlis sous leur chariot. Elle vient vérifier aux abords de l'écurie et remarque les trois gardes qui s'éloignent rejoignant la rue principale. Elle retourne au chariot de la compagnie et sort de la paille l'épée d'Oërlis ainsi que son arc et son carquois avec 20 flèches et elle ajoute :
- "Oërlis a laissé ça. Peut-être qu'il faudrait les lui laisser au cas où il repasse à l'improviste et qu'il en ait besoin."
- "Ce qu'il faudrait surtout, c'est qu'il y ait personne à tomber dessus." conseille Tirash.
- "Ouais" confirme Daëgon et Fànaviryan.
- "Il vaut mieux qu'on les ait sous la main, de mettre ça sous un de nos lits. On peut aussi laisser ça là." propose Fànaviryan.

Tirash lève la tête et voit un peu plus haut une poutre qui semble avoir un renfoncement qui pourrait offrir un espace pour ranger les armes sans qu'elles soient visibles par les usagers des écuries ou des gardes en fouille. Tirash commence à monter sur la poutre verticale pour accéder à l'espace. Fànaviryan le soutient, lui fait la courte échelle et va lui passer l'épée puis l'arc et le carquois que l'homme du sud va placer dans cet espace caché de la vue de tous.

Tirash va ensuite récupérer dans un sac tous les habits recueillis et les quatre compagnons vont regagner leur chambre pour se changer. Tirash et Daëgon se changent et vont porter une culotte de velours, une chemise de lin, un mouchoir et des souliers. Les deux hommes ont une allure ainsi de petit bourgeois, un citadin bien habillé. Puis Tirash tend à Selenia une robe :
- "Tiens, je pense qu'elle devrait t'aller."
- "Hum, j'avais peur qu'elle soit trop grande mais non, ça a l'air d'être bon..."
En effet, l'une des deux robes estivales lui va quasiment parfaitement, il n'est pas nécessaire de réaliser un ajustement.

Fànaviryan regarde l'autre robe estivale mais elle semble trop petite. L'Elfe risque d'être à l'étroit avec des manches trop courtes et des ajustements pas adaptés. Et Tirash indique :
- "Si on s'habille bien, nous pourrions avoir accès à des sphères intéressantes. Il pourrait être aussi intéressant d'aller trainer dans une taverne autour du bordel. Il y aura, sans doute, des ragots à choper..."

L'Elfe va garder ses bottes de cuir, mettre sa robe blanche de soirée et l’aumônière par-dessus. Avant de partir, Tirash met la cape elfique autour de sa taille sous sa chemise puis retourne dans la salle principale de l'auberge et en voyant Muelfrid, il lui demande :
- "Est-ce que vous pouvez nous indiquer où se trouve la Maison d'Oget ?"
- "Oh mais bien sûr. Si vous reprenez la rue principale, sur la place des auberges, à l'angle de la rue, vous verrez une auberge miteuse, "la Vache Enragée", vous avez une rue qui monte vers la colline et en face de vous, vous verrez un grand bâtiment, il s'agit de la Maison d'Oget."

Il est, à présent, un peu plus de 22 heures lorsque les quatre compagnons sortent de l'auberge de la Boucle d'Oreille en Mithril et se dirigent vers la rue principale, Rath Anor. Les quatre compagnons constatent une agitation toujours présente en ville malgré l'heure tardive et la nuit qui s'installe. La présence de nombreux réfugiés qui se sont installés sous des abris de fortune amène une agitation particulière en ville. En arrivant sur l'artère principale de la ville, une place au sud semble assez animée malgré l'heure tardive et à l'est de la place, un grand parc boisé avec la présence de nombreuses lumières, d'abris de fortunes, de cabanons construits par les réfugiés. D'autres tentes sont installées aux abords du bois.

En arrivant sur la place de la rue principale, tout autour, plusieurs auberges sont ouvertes avec de l'animation à l'intérieur. Vers l'est, une rue plus étroite monte vers la colline avec, en face, un bâtiment sur trois étages plus luxueux que les autres structures. En s'approchant, ils constatent qu'il s'agit du dernier bâtiment avant d'arriver aux remparts de la ville. L'édifice domine le quartier est de Metraith.

Autour de la Maison d'Oget, plusieurs bâtiments accueillent des hommes pour les plaisirs de la chair. Des femmes dénudées attendent devant. Ces maisons closes ne semblent pas avoir le luxe de la Maison d'Oget qui se distingue par un jardin bien entretenue, une allée joliment décorée, des lanternes qui éclairent chaque étage, une façade bien entretenue. Une plaque dorée orne la façade non loin de la porte d'entrée et est indiqué : "LA MAISON D'OGET". Les autres établissements se distinguent par la présence d'une lanterne au-dessus de la porte d'entrée.

Les quatre compagnons restent quelques instants sur la petite place à observer les différents établissements et le grand bâtiment. Après quelques instants, Fànaviryan sent une présence à ses côtés et remarque un homme d'une trentaine d'année qui s'est approché. L'homme est petit en comparaison de l'Elfe puis d'une voix assez douce demande :
- "Tu prends combien ma chère ?"
- "Il doit y avoir erreur." répond sèchement Fànaviryan.
- "Comment ça, il doit y avoir erreur ??"
- "Je suis en compagnie, nous faisons enquête par ici. Vous étiez là, il y a deux heures ?"
- "Bah... Euh... Non ! Je travaillais." répond l'homme surpris par la réponse.
- "Bah, vous pouvez circuler ! Je vous remercie, bonne soirée !" ordonne Fànaviryan.
- "Hé !! Attends !! Circulez, c'est bon !! Je fais ce que je veux, non !! Tu te prends pour qui là ??" répond l'homme agacé en montrant ses muscles.
- L'Elfe se redresse bien, les bras sur la taille.
- L'homme insiste : "Allez !!" dit-il en sortant une pièce d'argent.
- "Non mais on t'a dit qu'elle était déjà occupée, alors, laisse-la maintenant !!" répond sèchement Daëgon.
- "Et je ne m'abaisserais certainement pas pour une petite pièce d'argent mon gars..." ajoute Fànaviryan.
- "Et je t'ai pas sonné toi !! Connard !!" répond l'homme à Daëgon d'un air mauvais.
- "Elle est déjà prise, va-t’en maintenant !!" lance Daëgon.
- "Comment ça, elle est déjà prise ??"
- "Elle est avec moi, alors, tu arrêtes de l'emmerder..."

Puis l'homme s'en va. Fànaviryan se tourne alors vers le Dùnedain :
- "Merci Daëgon !"
- "Je crois qu'il va falloir que l'on aille vite à la maison d'Oget. Vous feriez bien de ne pas trainer dans le quartier les filles !!"

Quelques instants après, un homme, un peu plus grand, s'approche de Selenia en titubant et lui lance : "Ah !! Tu sais que tu es bonne toi !! Tu viens avec moi." dit-il en s'approchant de la dunéenne la main en avant. Mais la dunéenne réagit prestement et évite son arrivée et le pousse de l'autre côté. L'homme voit plus loin une femme plus dévêtue et se dirige alors vers elle.

Tirash demande :
- "Est-ce que l'on va tous dans la Maison d'Oget ? Est-ce qu'on arrive en indiquant que l'on recherche des informations sur Astatur ou est-ce qu'on se la joue un peu plus finaude..." demande Tirash.
- "On discute un peu et on essaye de voir s'il s'est passé des trucs..." propose Daëgon.
- "Voilà, c'est ça ! L'idée n'est pas de dire que l'on enquête par exemple..." conseille Tirash.
- "Bah oui." réagit Daëgon.
- "C'est pour ça que moi je vais m'abstenir d'échanger personnellement. Je préférerais te laisser faire Tirash, toi qui es si fin." exprime Fànaviryan.
- "Je ne sais pas si je suis si fin mais je m'interrogeais." répond Tirash à Fànaviryan puis indique : "Je pense qu'il faut qu'il y en ait parmi nous qui aillent dans la Maison d'Oget après si c'est une maison de luxe et qu'il faut que l'on paye pour avoir des informations genre pour être tout seul dans une pièce avec quelqu'un, on ne va pas pouvoir se permettre de le faire tous les quatre."
- "Oui" répond Daëgon.
- "Oui, et puis, ce n'est peut-être pas aussi fréquent que ça que des mecs arrivent accompagner de plusieurs femmes mais je n'ai pas trop envie de jouer ce rôle-là, Selenia, je ne sais pas ??" répond Fànaviryan.
- "Non, non, pas trop..." répond Selenia.
- "Effectivement, ça pourrait être envisageable mais il faudrait vraiment forcer les traits et être prêt à assumer en repassant dans deux mois."
- "Du coup, les filles, vous faites chier !!!" réagit Tirash.
- "Moi, je pensais rester dans la rue mais c'est vrai que..." commence Selenia.
- "... ce n'est pas une bonne idée, je pense." termine Daëgon puis indique : "Après, je ne connais pas les usages de la Maison d'Oget, si tu peux arriver avec une fille, bah, c'est bon mais sinon..." analyse Daëgon.
- "On peut, peut-être, aller demander au portier." propose Tirash.
- "Ben ouais." répondent Daëgon et Fànaviryan.

Daëgon et Fànaviryan entrent les premiers dans l'allée suivis par Tirash et Selenia. En arrivant à la belle porte ornée de dorures, Daëgon frappe d'un geste ferme. Quelques secondes vont s'écouler avant qu'une petite fenêtre s'ouvre en haut de la porte, une ouverture grillagée laissant apparaitre le visage d'un homme chauve qui regarde attentivement les quatre compagnons puis annonce :
- "La Maison est fermée ce soir..."
- "Ah bon, c'est vrai !!" annonce Tirash déçu.
- "Hé oui !"
- "Ah, on vient d'arriver en ville, on nous a dit beaucoup de bien de votre établissement."
- "Je n'en doute pas mais ce soir, malheureusement, nous sommes fermés."
- "Qu'est-ce qui se passe ? Vous êtes fermés régulièrement ?"
- "Non, nous ne pouvons pas ouvrir ce soir..." répond l'homme sur un ton un peu gêné puis ajoute "mais repassez demain."
- "Demain ? Vous êtes sûr ? Donc vous êtes fermés tout le temps à cette date ?"
- "Non ! C'est... c'est exceptionnel..."
- "Ah oui, il y a eu des histoires ??"
- "C'est cette histoire de meurtre ? C'est arrivé ici ? Il parait que c'est un coup monté..." demande Selenia intriguée.
- "Oui, en effet, c'est ça... hum... Du coup, on est fermé !! Comprenez qu'avec ce qu'il s'est passé..." répond l'homme.
- "Et alors, qu'est-ce qui s'est passé ?" demande Tirash intrigué.
- "Ah bah ça, allez dans n'importe quel troquet qui est en ville, on vous en dira plus !!"
- "Mais vous, vous avez dû voir quelque chose en direct ? Vous travaillez ici." demande Fànaviryan.

L'homme reste alors regarder puis Fànaviryan reprend :
- "Vous devez avoir une grande connaissance du secteur... Je pense que vous êtes la personne la mieux informée vu ce que l'on nous a dit de l'établissement, recommandé. Dites-nous, dites-nous, dites-nous..." questionne Fànaviryan qui a le sentiment que l'homme l'observe sans écouter ce qu'elle dit et semble porter un regard sur la morphologie de l'Elfe, étudiant ses formes sans s'intéresser à ce qu'elle questionne.
- "Vous, vous restez-là, je reviens !!" indique l'homme avant de refermer la petite trappe de la porte.

Une minute se passe puis Tirash demande :
- "Les gens, je ne sais pas trop mais ils ont parlé de complices. Il ne faudrait pas qu'ils nous prennent pour les complices..."
- "Ah merde !!" lance Fànaviryan.
- "On n'a pas été du tout en contact avec..." estime Selenia.
- "Ouais mais si ça vient des méchants de la "Vache Enragée", celui qui s'est échappé... qui aurait balancé que... tu vois..." analyse Tirash.
- "Mais non..." rassure Fànaviryan.
- "En tout cas, il faut que l'on reste méfiant par rapport à cela." estime Tirash.

Une nouvelle minute se passe. Les compagnons commencent à observer les alentours, reculent de quelques pas pour mieux observer la Maison d'Oget. Tirash et Daëgon remarquent pendant quelques instants, une petite trappe qui s'ouvre sur le côté du bâtiment. Tirash montre la trappe à Daëgon puis aux deux filles qui n'avaient pas remarqué la trappe mais elles n'arrivent pas à repérer sa localisation. Peu de temps après, la trappe de la porte d'entrée s'ouvre de nouveau. Tirash demande en s'approchant de la porte :
- "Bon alors, c'est ouvert ou c'est fermé ?"
- "Vous êtes qui ?" demande l'homme d'un ton sec.
- "On est des gens qui viennent d'arriver en ville. On veut s'installer, peut-être, en ville pour faire des affaires."
- "Ok. Bon. Ecartez-vous un peu de l'entrée." indique l'homme en regardant derrière les quatre compagnons dans l'allée puis annonce : "Patientez quelques minutes..."
- "Et on va attendre pour quoi ?" demande Tirash.
- "On va vous ouvrir la porte." dit-il en refermant la trappe de la porte.

Peu de temps après, la petite trappe du côté se referme également. Tirash demande alors :
- "On attend ou on se prépare à repartir en courant ??"
- "On attend." suggère Selenia.
- "Ils ont l'air de vouloir ouvrir mais ils ont l'air d'être un peu hésitant." estime Fànaviryan.

Environ trois ou quatre minutes se passent avant que la porte ne s'ouvre. Un homme trapu, le crâne chauve tient la porte et, d'un geste, demande aux compagnons d'entrer puis indique :
- "Si vous voulez bien entrer, messieurs, dames !"

Après que les quatre compagnons sont entrés, l'homme regarde attentivement dehors avant de refermer la porte à clef. L'accueil se fait dans un grand hall, richement décoré. Les compagnons sont surpris par le luxe des lieux, des sofas de velours de couleurs vives et variées, des meubles finement ouvragées. Le lieu est désert puis lorsque l'homme a bien refermé la porte, un autre homme fait son apparition, de beaux vêtements sombres, une fine moustache et une légère barbichette, les cheveux bien peignés mi-longs puis annonce :
- "Bonsoir Messieurs, Dames ! Je suis Oget, le Maître de ces lieux... À qui ai-je l'honneur ?"
- "Hé bien, nous sommes de curieux nouveaux arrivants." annonce Tirash.
- "Je suis fort désolé, malheureusement, mon établissement est fermé mais mon ami m'a signalé une présence bien particulière" dit-il en ayant le regard tourné vers Fànaviryan avec les yeux scrutant le corps de l'Elfe des pieds à la tête puis de la tête aux pieds. Il reste regarder l'Elfe sans le moindre scrupule puis en présentant des canapés, il indique : "si vous voulez bien vous installer..."

Les quatre compagnons s'installent dans des canapés très confortables. Oget reste, dans un premier temps debout, fait un geste à l'homme chauve qui quitte la pièce et vient s'assoir à côté de Fànaviryan, à une distance très proche. Puis son regard va venir se poser sur les autres compagnons en commençant par Tirash, puis Selenia et Daëgon. Il répète la même observation qu'il avait pu faire avec Fànaviryan de la tête aux pieds. Son regard ne met pas très à l'aise sans toutefois être dans la perversité. Puis Tirash demande :
- "Alors pourquoi vous nous avez laissé entrer ? Apparemment, il n'y a pas de femme ici ce soir..."
- "Non, l'établissement est malheureusement fermé mais dites-moi, jeune homme, qui êtes-vous ?"
- "Je suis Tirash de la Compagnie de l'Aurore Ecarlate."
- "Qu'est-ce que vous venez chercher dans ce type d'établissement, à la Maison d'Oget ?"
- "Hé bien ce que tout à chacun vient y chercher, du plaisir et puis, et puis, à se faire des relations en ville et à se divertir."
- "Mais, peut-être que vos formes de divertissement, vous souhaitez en parler en privé ou peut-être qu'avec vos compagnons, vous avez déjà défini la façon dont vous souhaitez vous divertir..."
- Selenia se rapproche d'Oget et lui dit à l'oreille en chuchotant avec une attitude de curiosité déplacée : "on a entendu parler de l'histoire et on était curieux de savoir ce qui s'était passé. Il parait que c'est un coup monté. Qu'est-ce que vous en pensez ?"
- Oget regarde alors attentivement Selenia et commence à avoir une légère nervosité puis demande : "vous êtes là pour quoi exactement ??"
- "Vous comprendrez que, dans une ville aussi florissante, pour nous, une petite compagnie, toute jeune mais avec un certain âge d'expérience, tout aventure est intéressante à attendre avec la voix de son maître."
- Oget pose sa main sur un coussin à la hauteur de l'épaule de Fànaviryan, son visage se rapprochant de celui de l'Elfe puis lui demande : "Et vous faites quoi dans cette compagnie très chère..."
- "Oh, on se fait garde des personnes et on évite que tout dérapage arrive pour que tout le monde s'en sorte en un seul morceau." annonce Fànaviryan en se redressant. - "Et on aime bien massacrer les orques." chuchote Selenia.
- Oget s'éloigne de Fànaviryan puis indique : "Si je comprends bien, vous n'êtes pas forcément ici pour pur intérêt pour les plaisirs de la chair..."
- "Nous avons une existence si courte qu'il faut la rendre rentable au maximum, vous y connaissez dans ce domaine." annonce Fànaviryan.

Oget regarde l'Elfe avec des yeux interrogateurs puis est interrompu par l'entrée de l'homme chauve avec un chariot argenté, une plaque en verre contenant une bouteille en verre un peu translucide avec de belles gravures et des flutes finement gravées. De petites coupelles en argent contiennent des fruites finement coupés, sans doute, des pêches. Oget se lève, prend la bouteille, l'ouvre d'un geste sûr et sert à chacun un verre de vin pétillant au goût fruité, relevé et légèrement sec. L'autre homme ressort aussitôt du hall. Puis il annonce debout avec son verre :
- "Si je comprends bien, vous êtes là par intérêt mais quel est votre intérêt dans cette histoire ?"
- "Hé bien, nous venons d'arriver en ville, nous sommes une compagnie qui assure la sécurité des gens, peut-être que si nous pouvions commencer ici, par rendre service à quelqu'un de bien placé, cela nous permettrait de mieux nous implanter. Est-ce que vous pourriez avoir besoin, est-ce que vous pourriez connaitre quelqu'un qui aurait besoin de nous dans les circonstances actuelles ?" demande Tirash.
- "Hé bien, je connais un pauvre homme qui aurait bien besoin qu'on l'aide. Ce soir, il s'est passé ici un malheur et j'ai bien peur que mon ami, Astatur, se soit mis dans un sacré pétrin, le pauvre homme." indique Oget l'air songeur, portant le verre à ses lèvres mais ne le buvant même pas.
- "Nous craignons aussi qu'il soit arrivé quelque chose de fâcheux..." - "C'est-à-dire ?"
- "Hé bien, nous connaissons un peu Astatur."
- Oget réagit avec surprise à cette annonce de Tirash puis réagit : "Vous connaissez Astatur... Vous l'avez connu comment ?"
- "On l'a rencontré sur la route à plusieurs reprises. On a fait des petits bouts de chemin ensemble et il m'a l'air d'un homme droit."
- "Hum... en effet... Je le connais depuis plusieurs années, c'est un homme qui aime mon établissement" indique Oget avec un sourire puis ajoute : "je connais les quelques plaisirs qu'il apprécie particulièrement et je sais y répondre. Je sais répondre à la plupart des désirs" dit-il en se tournant vers Fànaviryan puis boit une partie de son verre.
- "Pour ça, il faudrait que vous puissiez vous mettre à genoux." dit Fànaviryan en rigolant.
- "Alors, comment pensez-vous que nous pourrions venir en aide à Astatur ?" demande Tirash.
- "Ça me parait compliqué. En effet, il a été pris avec un couteau entre les mains et l'une de mes dames, Aghna, allongée se vidant de son sang."
- "Dans une chambre ici ?" demande Tirash.
- "Ouais... Ce qui me surprend, c'est que normalement, ça ne fait pas parti des plaisirs d'Astatur d'être avec ce genre de femmes..."
- "Et il avait une favorite ?"
- "Hum... Une favorite, non, il aimait bien renouveler ses expériences quand il arrivait ici. J'avais eu connaissance qu'il devait arriver prochainement. Je lui avais trouvé un jeune homme qui allait le satisfaire pendant une bonne partie de la soirée. Donc, je vous avouerai être un peu surpris d'apprendre qu'il se trouvait dans une autre chambre..."
- "Il fréquentait des hommes quand il venait ici chez vous ?" demande Daëgon. - "Ça dépendait de ses envies. En règle générale, il était plutôt friand des jeunes personnes."
- "Ce qui laisse quand même penser qu'après un long voyage effectué, qu'il se presse auprès d'Aghna."
- "Oui, Aghna, avec ses quasiment trente ans, était, ma foi, venant d'Astatur, j'ai du mal à comprendre pourquoi et qu'est-ce qu'il a pu aller faire ?? Non pas qu'il ne s'intéresse pas aux femmes plus mûres, mais quand il vient dans mon établissement, c'est justement plutôt, pour rencontrer des jeunes personnes."
- "Vous étiez là quand c'est arrivé ?" demande Selenia et est coupée par Fànaviryan qui demande : "Et ça fait longtemps qu'elle travaillait pour vous ?"
- "Oui, oui, ça fait plusieurs années que cette pauvre Aghna..."
- "N'a pas été visitée par Astatur" répond Selenia.
- "Tout à fait... Ah, ah... Je vois que... Je n'ai pas bien saisi ce qui s'est passé. Je vous avoue qu'au moment où les faits se sont produits, je n'étais pas au même endroit."
- "Vous savez qui les a surpris ?" demande Daëgon.
- "Oui, oui, c'est Zenda qui nous a alerté."
- "Le grand costaud ?" demande Fànaviryan.
- "Non, non, une de mes plus belles femmes, c'est elle qui nous a alerté."
- "Une nouvelle ?" demande Selenia.
- "Non, non, une..." Oget réfléchit quelques instants avant de poursuivre : "une de mes protégées."
- "Elle avait entendu quelque chose ou comment ça s'est passé ?" demande Daëgon.
- "Elle a crié, c'est ça qui nous a alerté. À priori, elle a été très choquée. Je lui ai dit de rentrer chez elle que nous verrions cela demain. Je n'en sais pas beaucoup plus pour l'instant. Je vous avouerai que, peu de temps après, les Frères de la Mort sont arrivés et ont rapidement embarqué notre ami Astatur."
- "Vous l'avez vu Astatur à ce moment-là ?" demande Selenia.
- "Non, malheureusement, je n'ai pas pu le voir. Les évènements se sont enchainés très rapidement. J'ai entendu crier, on est arrivé, le temps que j'aille voir ce qui se passe, les Frères de la Mort sont arrivés."
- "Ah oui, déjà !!" réagit Daëgon.
- "Oui, oui."
- "Donc, ils étaient déjà prévenus." suggère Selenia.
- "Oui, ils étaient déjà prévenus aussi rapidement ?" questionne Daëgon.
- "Oui, maintenant que vous me le dites... Oui, oui... Peut-être bien, oui... Enfin, je vous dis ça, je suis encore un peu sous le choc. Forcément, les Frères de la Mort ont exigé que mon établissement soit fermé. J'ai une certaine réputation, donc, forcément, pour certaines personnes qui viennent ici, ce n'est pas une bonne image, de l'établissement qui est montré."
- "Mais, peut-être que tout cela n'est qu'un coup monté. Si l'un de vos hommes de sécurité a repéré une ou deux personnes qui pourrait avoir été là et était un peu louche, Astatur a eu des soucis avec des Dunéens, peut-être que ça pourrait être un début de questionnement à avoir..."
- "Oui, oui, en effet, maintenant que vous me le dites, Zenda a parlé d'un homme, quand vous dites un dunéen, on n'a pas trop l'habitude de les voir ici et, à priori, on m'a dit qu'un dunéen serait passé à peu près à la période où Astatur a été retrouvé mais je n'en ai pas retenu plus parce que sur le coup, on m'a dit que c'était un valet, donc, j'ai pensé que... Parce que, oui, en journée, il y en a qui viennent déposer des fournitures pour notre établissement mais sur le coup, je n'ai pas prêté attention à ce que l'on m'a dit. Mais vu ce que vous me dites, oui, c'est vrai qu'il y a un qui est passé mais je n'ai pas retenu son nom. C'est Zenda qui a dû m'en parler."
- "Est-ce qu'il serait possible de voir la chambre ? Ça serait possible ? Où ça s'est passé." demande Daëgon.
- "Oui, oui. Bah écoutez, on va monter."

Oget remplit, de nouveau, son verre de vin pétillant puis commence à monter les escaliers avec une attitude totalement différente. Il est beaucoup plus pensif, réfléchissant à la discussion qui vient de se dérouler et ne prête plus attention aux quatre compagnons en indiquant :
- "Venez, par ici !"

En montant les escaliers, les compagnons vont observer de grands tableaux, sans doute, de grandes valeurs, évoquant des scènes d'ébats amoureux parfois dans des positions particulières et variées, le plus souvent originales parfois surprenantes. Oget monte jusqu'au troisième étage sans prêter attention à ses invités. Il se dirige dans le couloir, après une succession de portes, l'une d'elles est entrebâillée et des traces de sang sont visibles, et donne sur une pièce assez grande, assez sobre dans le mobilier, avec un grand, très grand lit circulaire au milieu de la pièce. Aux murs de la pièce, des miroirs ont été disposés. Du sang est répandu sur une grande partie du lit. Oget s'arrête en entrant dans la pièce et annonce :
- "C'est ici..."

Tirash fait le tour de la chambre, vérifiant les entrées et sorties possibles. Une grande fenêtre est présente et, entre deux miroirs, une porte secrète est légèrement ouverte. Fànaviryan fait également le tour en regardant attentivement les glaces tandis que Daëgon observe les endroits autour du lit et Selenia regarde par terre observant les objets qui trainent au sol.

Fànaviryan constate que certains miroirs doivent donner dans une pièce de l'autre côté du mur. Tirash demande alors :
- "Vous savez s'il y avait des spectateurs en coulisse ?"
- Il répond négativement de la tête puis précise : "À ma connaissance, non..."

Selenia voit, non loin du lit, un petit chariot avec un plateau avec un verre tombé au sol, légèrement cassé. Elle sent le verre et remarque une odeur qu'elle n'arrive pas à reconnaitre. Le liquide contenu s'est déversé sur le sol et il est difficile de reconnaitre le produit. Une odeur particulière se dégage du verre. Elle pose le verre et se met à quatre pattes pour observer les tâches du liquide qui s'est répandu au sol. Cette odeur lui rappelle un narcoleptique et elle annonce :
- "Apparemment, il y avait un narcoleptique dans le verre."
- "La morte était, peut-être, juste endormie, en fait..." analyse Fànaviryan.
- "Ou alors, Astatur a été endormi, on a déposé le cadavre" analyse Selenia.
- "Et on a attendu qu'il se réveille pour que quelqu'un entre et le surprenne le couteau dans la main." suggère Tirash.
- "C'est ça !" confirme Selenia.
- "Ça pourrait être ça." confirme également Daëgon.

Tirash entre dans la pièce attenante, beaucoup plus petite que la chambre, avec des glaces sans tain. Tirash bute le pied contre un verre à terre similaire à celui trouvé par Selenia. Il tend alors le verre à la dunéenne qui sent l'odeur de vin pétillant similaire à celui qui lui a été servi au rez-de-chaussée.

Tirash continue la visite de la petite pièce qui comprend une série de miroirs sans tain qui donnent sur la chambre et des sièges d'amour, à priori, très confortables. Dans le fond de la pièce, des objets sont disposés sur un meuble bas : des bâtons, des boules, des verges et tout un tas d'objets qui doivent être utilisés pour des activités sexuelles. Il annonce alors :
- "Il devait y avoir quelqu'un dans la pièce qui buvait le verre et qui était en train de regarder la scène. Est-ce que c'était avant ou pendant l'incident d'Astatur, c'est une autre histoire..."
- "Ça devait être pendant." affirme Fànaviryan.

La petite pièce dispose à l'autre extrémité de la pièce d'une porte qui donne dans le couloir. La porte n'est pas visible du couloir, semble dissimulée par un tableau. Tirash regarde avec attention les éléments au sol et sur les sièges mais ne constate pas de traces récentes. Tirash revient dans la chambre et demande à Oget :
- "Qu'est-ce qui a accès à cette pièce ? Vous le savez ?"
- "Oui !! Bien sûr !! Certains clients veulent assister à des ébats pendant leurs propres ébats voire d'utiliser certains objets, vous les avez, peut-être vus dans le fond. Vous n'êtes, peut-être pas, habitué mais certaines personnes ont des pratiques où ils ont besoin d'objets particuliers pour prendre du plaisir. Tandis que d'autres, souhaitent observer des ébats amoureux pour, eux-mêmes, assouvir leur plaisir."
- "Le ménage est fait régulièrement, j'imagine dans cette pièce, tous les jours ?"
- "Oui, oui, bien sûr."
- "Donc le verre qui est là, dans la petite pièce, date d'aujourd’hui, vous n'avez pas un registre, vous ne savez pas qui est-ce qui fréquente les différentes pièces de votre établissement ?" demande Tirash.
- "Oui, je connais. En général, pour ce genre de pièces, on vient me demander pour l'utiliser."
- "Et donc ? Est-ce que ça vous inspire quelque chose ? J'imagine que vous tenez à préserver le secret de vos clients."
- "Oui, oui !! Ne vous inquiétez pas, les noms des personnes qui utilisent cet endroit, seule ma mémoire l'enregistre." puis Oget rentre un peu plus dans la pièce et sur un ton de confidence : "Comprenez bien une chose, cet établissement est fréquenté par des personnalités haut placées en ville et comprenez que s'il était de notoriété publique certains fantasmes de ces personnes, si ça venait à être au grand public, je perdrais toute crédibilité."
- "Bien sûr mais il s'agit là de donner un coup de main à Astatur." - "Hum, hum, certes, certes..."
- "Et par là même de redorer l'image de votre établissement." ajoute Fànaviryan.
- "Oui, là-dessus, je ne me fais pas trop de soucis. Les plaisirs de la chair font qu'à un moment donné, les clients savent qu'ici, ils peuvent assouvir tous leur moindre fantasme que l'on ne trouve pas dans ces établissements qui entourent ma Maison. Je... Attendez, excusez-moi, je réfléchis... Ce matin, elle a été utilisée, de bonne heure mais pas depuis."
- "Et ce n'était pas prévu" demande Fànaviryan.
- "Si, si, cette personne vient de bon matin et aime voir le petit réveil d'Aghna, c'est son petit plaisir de la voir se réveiller, et de se dévêtir..."
- "Donc, à priori, il n'y a rien à chercher de ce côté-là ?" demande Tirash.
- "Il y a, quand même, cette histoire du dunéen qui est passé à travers les mailles et certainement à l'arrière et qui s'est posé une coupe dans la pièce, a amené le chariot empoisonné, qui, après, est entré dans la pièce par la petite porte, pour terminer le boulot. Je ne sais pas." analyse Fànaviryan.
- "C'est une hypothèse. Nous n'avons aucune certitude." conclut Tirash.

Daëgon va remarquer autour du lit, une couverture qui est pliée recouvre une grande tache de sang. Puis en fouillant de manière plus précise, des draps ou des couvertures semblent dissimuler des tâches qui partent du sol pour rejoindre le lit. Tirash annonce :
- "La personne aurait été tuée à côté du lit et aurait été transportée ensuite sur le lit."
- "L'assassin a surgit de la porte secrète, surinée la personne et l'a jetée sur le lit." suggère Fànaviryan.
- "Oget, il n'y a pas d'autres manières de voir dans la chambre que par cette pièce ?"
- "Non, c'est le seul endroit qui est une pièce connue de peu de personnes. Il faut que ça reste discret puisque mon client du matin, n'est là qu'avec Aghna mais d'autres clients souhaitent qu'il y ait plusieurs personnes dans la pièce et, en général, souhaitent que les autres personnes ne soient pas au courant qu'ils sont observés, ça fait partie de leur fantasme..."
- "Mais, c'est tout à fait normal cher Maître. Vous savez que nous opérons en toute discrétion. Je me permets de vous emprunter ces quelques effets qui nous serons, sans doute, utiles sur cette affaire" annonce Fànaviryan en prenant les gantelets et cuissardes cloutés en faisant un clin d'œil à Oget.
- "Mais je suis tout à fait d'accord ma très chère à une condition..."
- "Oh, je me doute... mais vous les verrez... Je m'y engage..." lui répond Fànaviryan.
- "À ce que vous acceptiez que demain soir, nous dinions ensemble. Êtes-vous d'accord ?"
- "S'il n'y a pas d'imprévus, vous pourrez compter sur moi."
- "Très bien..."
- "Ce qui serait bien, c'est que vous puissiez interroger votre personnel demain sur les éventuelles allées et venues dans cette pièce. Et vous nous en faites part s'il y a quelque chose d'intéressant sans forcément nous dire le nom de la personne." propose Tirash.
- "Oui, comprenez bien qu'il me sera très difficile pour la plupart du temps de vous évoquer l'identité des personnes et de leurs usages."
- "Et si c'était une personne extérieure à votre établissement, ça ne vous poserait pas de problème pour le coup qui se serait introduite là et qui n'aurait pas sa place, pas les clients habituels. Voilà, tout ce qui pourrait éveiller les soupçons." propose Tirash.
- "Je comprends ce que vous voulez dire."
- "Et parmi les personnes qui connaissent l'existence de cette pièce, est-ce qu'il y a le capitaine des Frères de la Mort ?" demande Selenia.
- "Ecoutez ma très chère, comme je viens de le dire à votre compagnon, je ne peux dévoiler mes clients et leurs petits secrets."
- "On ne vous demande pas une liste mais juste une question."
- "Je serais là-dessus intransigeant. Comprenez que c'est toute la réputation de mon établissement qui est en jeu si je vous dévoilais le moindre secret de mes clients et d'ailleurs, vous seriez, je pense la première agressée si je dévoilais le moindre de vos petits secrets vos compagnons..." répond Oget en finissant par un petit sourire malicieux vers Selenia.
- "Oh, on en connaît déjà quelques-uns" répond avec humour Tirash.
- "Bien ! Est-ce que vous avez pu observer ce que vous vouliez ?"
- "Oui" répondent les quatre compagnons.
- "Oui, ça a l'air assez probant." ajoute Fànaviryan.
- "Est-ce que vous savez si Astatur a des alliés en ville ? Des personnes que nous pourrions contacter." demande Tirash.
- Oget réfléchit quelques instants puis dit : "pas... Ah si, il est souvent un homme, un dunéen. Je ne l'ai jamais vu dans mon établissement mais déjà entraperçu" et Oget va faire une description d'Oërlis.
- "On nous a dit qu'Astatur fréquentait l'arrière-petit-fils du seigneur Hallas, chez vous, notamment, peut-être..."
- Oget est, au départ, surpris par la remarque et Tirash remarque qu'Oget souhaite cacher une information à ce sujet et qu'il est gêné par la remarque de l'homme du sud puis il indique : "Comprenez que pour ce genre de choses, je ne peux en parler..."
- "Comme je vous demandais s'il avait, éventuellement, des alliés en ville, c'était, surtout ça l'objet de ma question. Une personne haut placée, c'est toujours intéressant pour accéder aux informations, éventuellement à la prison." analyse Tirash.
- "Nous avons, nous-même, besoin d'un sauf-conduit." annonce Fànaviryan.
- "Peut-être qu'ils se sont déjà parlés sans doute pas dans mon établissement !! Mais peut-être qu'ils se sont déjà parlés. Il faudrait que vous voyiez directement avec l'arrière-petit-fils, Heredon."
- "Vous seriez, sans doute, la personne la mieux placée pour nous spécifier comment être intronisé auprès de cette personne." propose Fànaviryan.
- "Je ne suis pas sûr d'être la bonne personne pour ça. Il faudrait que vous vous adressiez au palais du Thalion pour cela. Mais je ne suis pas certain que le seigneur Heredon donne aussi facilement que moi des rendez-vous comme ça. Bien, écoutez, je vais vous raccompagner. Après toutes ces péripéties, je vais devoir regagner mes quartiers."
- "Il faudrait que nous indiquiez l'adresse de notre témoin visuel." demande Fànaviryan.
- "Celle qui a découvert le corps." ajoute Selenia.
- "Ah cette chère Zenda !" note Oget en commençant à descendre les escaliers.
- "Il faut la protéger si elle a vu un éventuel assassin. Il faut que nous puissions lui parler." ajoute Fànaviryan.
- "Ah oui, vous avez, peut-être, raison... Hé bien, allez sur le Rath Anor et au numéro 49 du Rath Anor."
- "Parfait !" répond Fànaviryan.
- "Et elle appréciait Astatur, Zenda ?" demande Selenia.
- Oget réfléchit quelques instants et répond : "Il ne me semble pas qu'Astatur fréquentait Zenda."
- "D'accord."

Oget semble de plus en plus soucieux à mesure que les compagnons évoquent Zenda.

Arrivés en bas, Tirash indique :
- "Si vous avez des informations à nous communiquer, nous sommes à la Boucle d'Oreille en Mithril."
- "Très bien. Hé bien, écoutez, si, évidemment, tout ce que l'on vient de se dire là peut rester secret, je peux compter sur vous ?"
- "Bien entendu." répond Tirash.
- "Tout à fait." répond Fànaviryan.
- "Et puis, de bien ménager cette très chère Zenda." - "Oui et nous comptons sur vous pour ne pas parler plus que ça de notre entrevue..." suggère Tirash.
- "Sachez que je sais être tout à fait discret. Ma réputation repose là-dessus..."

Il ouvre la porte d'entrée et s'adresse à Fànaviryan :
- "Je vous attend demain soir !"
- "Et vous pouvez compter sur moi" répond l'Elfe.

Il referme ensuite la porte.
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Re: [AU] Partie du 1er septembre 2021 - N°43 - 9 Norui 1640

Messagepar Rico the Hobbit » Sam 4 Sep 2021 08:25

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Re: [AU] Partie du 1er septembre 2021 - N°43 - 9 Norui 1640

Messagepar Rico the Hobbit » Sam 4 Sep 2021 08:26

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